#destroyunmacronard 6

C’est encore le malfaisant Malysse dont il nous faut pulvériser la bêtise et la malhonnêteté.

Dans un groupe de discussion Facebook qu’il harcèle comme un psychopathe depuis des mois, cet imbécile croit défendre sa candidate Loiseau (de malheur) contre les accusations de Mediapart (qui a révélé qu’elle avait candidaté en 1984 sur une liste étudiante d’extrême-droite)… en citant le Salon Beige, site d’extrême-droite qui cite lui-même un autre média d’extrême-droite : Minute.

Or, dans un autre article démontant la piteuse défense de Loiseau et de ses trolls macronards, Mediapart a déjà expliqué n’avoir rien recopié sur Minute et avoir eu l’info dès janvier 2018, via un document tout à fait authentifié (et non « vrai-faux ») sur lequel les fachos de Minute et leurs copains du Salon Beige n’ont évidemment pas l’exclusivité.

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Orgies

« Dans le langage macronien, on les appelle les “helpers”. Jeunes étudiants, mais aussi jeunes actifs qui ont parfois pris des congés sans solde pour cette aventure. (…)

Cette énergie peine parfois à être contenue. Le stress de la campagne transforme parfois le QG en un chaudron incontrôlable. “Je n’ai jamais fait une campagne avec autant de débauche !” s’exclame un autre helper, sorti épuisé de l’aventure. Pour se détendre, les helpers multiplient les beuveries, comme lors des fêtes d’écoles de commerce. Beaucoup tiennent à la cocaïne. Les excès sont tellement nombreux que l’intendance finit par interdire alcool et autres drogues dans les locaux. Dans ce QG inadapté, il n’est pas rare de voir les volontaires dormir sur ou sous les bureaux. un distributeur de préservatifs est installé. Car il semble que les moments de repos dans les quelques dortoirs improvisés se transforment parfois en orgies… »

Marc Endeweld, Le grand manipulateur,
Les réseaux secrets de Macron
, Stock, 2019

Ad hominem

« Il est évident que l’arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes ; la force matérielle ne peut être abattue que par la force matérielle ; mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle, dès qu’elle pénètre les masses. La théorie est capable de pénétrer les masses dès qu’elle procède par des démonstrations ad hominem, et elle fait des démonstrations ad hominem dès qu’elle devient radicale. Être radical, c’est prendre les choses par la racine. Or, pour l’homme, la racine, c’est l’homme lui-même. »

Karl Marx, Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel,
Allia, 1998

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Peuple et nation

« A la différence des nobles, qui parlaient au nom de leur caste, la bourgeoisie cultivée s’exprimait au nom de tous. Pour convaincre l’opinion, il fallut désormais transformer les causes privées en causes publiques. Le peuple fut soudain paré de toutes les vertus et un mot nouveau surgit dans le langage de ceux qui se dévouaient ainsi à la cause commune : le mot “nation”. Ce terme, qui existait depuis le Moyen Âge dans la langue française, prit alors son sens moderne. En quelques décennies, il connut un succès extraordinaire, car il échappait aux connotations péjoratives ou subversives que charriait le mot “peuple”. Les philosophes, les écrivains, les parlementaires prétendirent désormais parler au nom de la nation française pour contester le pouvoir de l’Etat monarchique. »

Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France,
De la guerre de Cent Ans à nos jours
, Agone, 2018

Emeutes

« Les émeutes populaires de la première moitié du XVIIe siècle , bien qu’elles aient été impitoyablement réprimées, ne furent pas complètement vaines. En effet, le pouvoir de l’Etat progresse aussi grâce à la mémoire des conflits sociaux que les dominants conservent dans leurs archives (celles sur lesquelles travaille aujourd’hui l’historien). Le tour de vis fiscal imposé par Louis XIII et Richelieu fut perçu, dès cette époque, comme l’une des causes de la Fronde. Le pouvoir de l’Etat avait été imposé de façon trop brutale en s’attaquant frontalement aux intérêts de groupes sociaux certes très différents, mais qui avaient fini par faire cause commune contre la monarchie. »

Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France,
De la guerre de Cent Ans à nos jours
, Agone, 2018

Gerbe

« Monsieur le Président. Je vous gratte le cul, très fort, avec une fourchette. Je vous crache dans les yeux. Je mords jusqu’au sang vos mollets de coq. Je vous râpe le nez jusqu’à ce que vous ayez l’air d’un lépreux. Je vous pends par les couilles. Je dévore votre foie. Je vous gerbe à la gueule. Et je signe : Riri la crème, bien connue des services de police. »

Brigitte Fontaine, « Bon anniversaire monsieur le président » ,
Oui FM, 28 janvier 2010

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Symboles

« Un pouvoir ne signale pas seulement sa fragilité quand il fait donner ses nervis, depuis les préfets galonnés jusqu’aux troupiers bottés, mais aussi quand il commence à avoir peur des signes. Or, on notera que les points de fixation de cet acte 23 ont surtout à voir avec des signes : des mots (le fameux slogan anti-flic), des images, ou plutôt non : la simple possibilité d’images, accompagnée d’un doigt fourré. Plus que tout, ce pouvoir, entouré de ses laquais, redoute, non plus seulement d’être montré dans sa réalité, mais les atteintes symboliques dont il devient l’objet : il s’est enflammé au moment des parodies de guillotine, il s’enflamme quant sont décrochés les portraits du roitelet en mairie, de simples mots le dégondent. Ecorché nu, tout oripeau de légitimité envolé, la moindre atteinte de cette nature lui est insupportable. Alors, dans une fureur aveugle, qui dit son état de nerf, il poursuit tout ce qu’il peut poursuivre (et même ce qu’il ne peut pas) – on annonce que la justice est lâchée contre ceux qui ont crié le “suicidez-vous”. Evidemment ça n’est là qu’une course à l’abîme puisque, ce faisant, il ne cesse d’approfondir les causes qui alimentent son discrédit. Disons-le lui au cas où il ne le saurait pas : un pouvoir dans un tel état de retranchement, un pouvoir à ce degré d’écorchure symbolique, est un pouvoir perdu. »

Frédéric Lordon, « A PROPOS DES « VERMINES » (ET EN SOUTIEN À GASPARD GLANZ) », lundimatin 188, 23 avril 2019

Violence

« L’enchaînement d’événements et de faits, de paroles et de trahisons qui ont composé le début du mandat de Macron ont donné naissance, en réaction, à un raisonnement non-discursif qui a amené à une violente réclamation d’approfondissement démocratique qu’aucun membre de notre “élite” n’a pourtant accueillie, se contentant de la renvoyer, contre toute évidence, à une recherche d’autoritarisme qu’ils étaient les seuls à alimenter. Alors que depuis des années les plateaux télévisés s’emplissaient de débats humiliants prenant pour cible des minorités instituées en boucs émissaires, tournée infinie sur autant de sujets dégradants chargés de distraire le peuple, les gilets jaunes se sont constitués dans la dignité. Les intellectuels et politiciens de gauche, satisfaits jusqu’alors de l’écrasement de la question sociale, se seront montrés frileux tout au mieux, inquiets le plus souvent, faisant planer une menace d’extrême-droite que seule nourrissait leur pusillanimité. Ceux de droite et les inconscients de la Macronie se seront réfugiés dans une pulsion d’ordre, propulsant de vaines tentatives qui de Place Publique à des listes de gilets jaunes en passant par des grands débats atrophiés, pures opérations de propagande visant à court-circuiter toute intermédiation démocratique afin d’écraser la contestation, permettraient d’intégrer la contestation, permettraient d’intégrer ce mouvement à l’existant. (…)

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Minorité de casseurs

« Christophe Castaner déclarait, le 7 décembre 2018, qu’“environ 10000 ‘gilets jaunes’ dans toute la France, ce n’est pas le peuple, ce n’est pas la France, c’est une petite minorité”. Le prenant au mot, nous lui répondons ceci : quelques milliers d’ultra-riches en “costard sombre” ce n’est pas le peuple, ce n’est pas la France, c’est une petite minorité. On ne peut pas les laisser, ces factieux à Rolex, ces casseurs en col blanc, continuer à piller nos vies. »

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot,
Le président des ultra-riches,
Chronique du mépris de classe dans la politique d’Emmanuel Macron
,
La Découverte, 2019