Dominique Vidal patauge à nouveau dans l’anti-mélenchonisme primaire

Il y a plus d’un an, je m’étais déjà frotté à la mauvaise foi de Dominique Vidal sur le réseau antisocial Facebook. Mais voici que cet éminent journaliste récidive. Ayant publiquement comparé Mélenchon au néo-fasciste italien Salvini, à partir d’une phrase qu’il a lue de travers, et comme je lui expliquais le contre-sens qu’il avait commis, il m’a « bloqué » sur Facebook (procédé dont il use et abuse pour faire disparaître les contradicteurs qui le poussent dans ses retranchements). Manque de bol : ce blog me permet de lui donner néanmoins publiquement la réplique sans qu’il puisse me censurer.

Il est paradoxal qu’il me faille à nouveau défendre Mélenchon contre les calomnies de Vidal. Car en réalité, même si j’ai milité activement pour JLM lors de sa campagne de 2017, je suis actuellement en désaccord profond avec lui au sujet de l’organisation « gazeuse » de la France Insoumise (par exemple, je ne vois pas comment on peut défendre de façon crédible devant les citoyens un projet de 6e République démocratique avec un mouvement au fonctionnement aussi peu démocratique). Mais ce désaccord, qui n’est pas mince et me fait d’ores et déjà me sentir plus à l’aise dans des collectifs type « Fête à Macron » que dans la France Insoumise, ne saurait me pousser à rejeter JLM dans des limbes crypto-fascistes ni à lui attribuer des positions qui ne sont pas les siennes. Or, c’est exactement ce que fait, contre toute vraisemblance, Dominique Vidal.

Voici donc ce que Vidal a posté sur Facebook :
Dans la citation que fait Vidal d’un billet de blog de Mélenchon datant du 29 mai 2018, JLM évoque une « situation » : la crise au sommet de l’Etat italien lorsque, sur pression de l’Allemagne et des marchés, le président de la République italienne Sergio Matarella a refusé le candidat anti-euro proposé pour le poste de ministre de l’économie par la coalition formée par le M5S et la Lega (formations populistes et xénophobes), et que le premier ministre pressenti, Giuseppe Conte, a dans un premier temps jeté l’éponge, refusant de se plier au diktat du président Matarella, qui a du coup nommé à la tête du gouvernement Carlo Cotarelli, le très austéritaire « Monsieur Ciseaux » de l’ancien gouvernement Letta. A cette date, JLM ne sait donc pas encore que deux jours plus tard, le 31 mai, un accord sera finalement trouvé entre le président Matarella, le M5S et la Lega, pour un nouveau gouvernement Conte, écartant du même coup l’hypothèse (sinon inévitable) d’élections anticipées qui avaient toutes les chances de voir le M5S et la Lega renforcer encore davantage leur score (c’est en tout cas bien la crainte exprimée par JLM : « Mais en cas de retour aux urnes, tous les observateurs concluent que ce sera un raz-de-marée pour les deux partis rebaptisés “antisystème”. C’est-à-dire une situation pire que celle que déplorent “la plupart des observateurs européens” cités par Le Figaro« ).

Lorsque JLM écrit ces lignes, il croit donc que « les vainqueurs de l’élection » (le M5S et la Lega) « n’ont pas encore fait leur capitulation à la Tsipras » puisqu’ils ont préféré renoncer à former un gouvernement plutôt que de céder au diktat allemand (ce qu’ils feront néanmoins 2 jours plus tard). Il croit par conséquent qu’il va y avoir de nouvelles élections, et voit bien le danger qu’il y aurait pour une gauche italienne déjà émiettée et laminée à soutenir le gouvernement technique austéritaire Cotarelli sous prétexte du soulagement d’avoir évité la formation d’un gouvernement d’extrême-droite. C’est bien pourquoi il « forme le vœu que l’alternative populaire en Italie soit tranchante et n’apparaisse d’aucune façon comme un renfort des “eurobéats” ni comme des hésitants ou des supplétifs de la bonne société italienne horrifiée par l’audace populaire en quête de souveraineté ».

Vidal et ses fidèles, aveuglés par leur hostilité envers JLM, se sont rués sur cette phrase, interprétant le terme « l’alternative populaire » comme désignant les vainqueurs populistes et néofascistes, déduisant sans autre forme de procès que serait révélée ainsi une approbation de JLM envers l’extrême-droite italienne, et accusant aussitôt celui-ci de vouloir faire lui-même alliance avec l’extrême-droite en France. Pourtant, ce fantasme halluciné ne résiste pas à l’examen du texte (que Vidal, qui l’a lu complètement de travers, exhorte néanmoins ses interlocuteurs à relire, comme si relire plusieurs fois un texte pouvait aider à y voir ce qui n’y est pas).
Partons d’abord de l’hypothèse (qui se révélera fausse, comme on le verra plus loin) que « l’alternative populaire » dont parle JLM désigne bien, comme veut le croire Vidal, l’attelage d’extrême-droite vainqueur de l’élection. On pourrait déjà objecter que même si JLM formait bizarrement le voeu que des fascistes et des populistes soient « tranchants » face à Cotarelli, l’homme de Berlin et des marchés, cela ne vaudrait pas forcément adhésion de JLM à la politique xénophobe de l’extrême-droite italienne ni désir d’alliance avec son équivalent français, le FN (ou RN, s’il se confirme que les « frontistes » du Front National doivent bien désormais être désignés comme « rassistes » du Rassemblement National, ce qui ne fait à vrai dire strictement aucune différence). Personnellement, il a pu m’arriver par exemple de souhaiter que Macron et l’UE ne cèdent pas à Trump sur l’accord international de dénucléarisation avec l’Iran. Selon la logique de Vidal et ses affidés, cela voudrait dire que je suis partisan de Macron, de l’UE et du régime iranien, voire que je souhaite faire alliance avec eux. Il n’en est rien, évidemment, et on voit bien là ce qu’une telle logique a de grotesque. Mélenchon pourrait bien souhaiter qu’un gouvernement italien, fût-il d’extrême-droite, ne cède pas aux injonctions de l’Allemagne et des marchés, cela ne l’obligerait en rien à applaudir la politique xénophobe de ce gouvernement.

Mais l’hypothèse de Vidal ne tient pas la route de toutes façons. Car si on lit ce qu’écrit Mélenchon, on voit mal comment il pourrait « former le voeu » qu’une alliance entre populistes et extrême-droite, déboutée du gouvernement au moment où il écrit, « n’apparaisse d’aucune façon comme un renfort des “eurobéats” ni comme des hésitants ou des supplétifs de la bonne société italienne horrifiée par l’audace populaire en quête de souveraineté ». Car il semble au contraire évident qu’un soutien du M5S et de la Lega à l’eurobéat Cotarelli aurait été une excellente nouvelle et qu’on n’aurait pu former meilleur « voeu » : cela aurait permis de faire perdre à ces deux formations leur vernis « anti-système » et de les assimiler au « système » Renzi-Berlusconi largement rejeté dans les urnes par les Italiens. Rien de tel pour ouvrir la voie à une formation populiste de gauche comme celle que soutient Mélenchon en Italie : Potere Al Popolo. Mais laissons là une hypothèse aussi saugrenue : il n’y avait aucune chance que les populistes de droite soutiennent celui qui les avait alors privés (momentanément) de leur victoire. Il n’y a donc aucun sens à imaginer que, dans la perspective d’élections à venir, Mélenchon pourrait encourager les populistes de droite qu’il a toujours combattus partout à faire ce que précisément il ne peut attendre que de ses vrais alliés locaux : une rupture sans ambiguïté avec le Parti Démocrate de Renzi (symbole du naufrage à droite de l’ex-gauche italienne issue du PCI et du PSI) ou même avec sa scission se voulant plus à gauche de Liberi e Uguali, rassemblant l’ancienne aile gauche du PD (avec des figures comme Massimo D’Alema, totalement discréditées par leurs années de gouvernance « eurobéate » et libérale). « L’alternative populaire » dont parle Mélenchon ne peut donc être la majorité M5S-Lega. Il parle au contraire de l’alternative populaire qui devra émerger d’ici les élections face aussi bien à la majorité populiste de droite qu’aux eurobéats libéraux. Et effectivement, Mélenchon a toutes les chances de craindre qu’une partie de la gauche qui pourrait constituer cette alternative populaire ne manque de « tranchant » et ne préfère rester collée au PD et au gouvernement technique qui devait être mis en place avec Cotarelli, préférant rester dans une grande alliance avec la droite libérale berlusconiste plutôt que de tout faire pour que « l’audace populaire en quête de souveraineté » (ce que la philosophe Chantal Mouffe appelle le « moment populiste ») ne trouve un débouché politique à gauche plutôt qu’à droite. De même qu’il a rejeté en France toute alliance avec le PS, et a refusé tout rassemblement avec des organisations (y compris son ancien allié le PCF) suspectes de manquer de « tranchant » vis à vis du PS, Mélenchon forme donc le voeu de voir émerger en Italie une « alternative populaire » libérée de toute compromission avec le PD.

Admettons que la phrase de Mélenchon était peu claire, et qu’il fallait sans doute être bien au courant de sa stratégie italienne pour en saisir vraiment le sens. Vidal, bien qu’éminent journaliste connaisseur de la politique internationale, pouvait à la rigueur commettre innocemment un contre-sens. Mais son obstination à s’enfoncer dans l’erreur alors même qu’on lui explique et qu’on lui met sous le nez tout ce à côté de quoi il est passé laisse pantois. Car je n’ai pas manqué, en commentaire du post initial de Vidal, de lui exposer le contexte. Par exemple, je lui ai dit que Mélenchon avait soutenu Potere Al Popolo comme « alternative populaire » plutôt que Liberi e Uguali (choisi pourtant par son camarade du plan B Stefano Fassina) précisément parce qu’il reprochait à cette dernière formation d’être un ramassis d’eurobéats issus du PD et discrédités par leurs querelles internes et leurs années passées au gouvernement. J’ai soumis par exemple une vidéo à Vidal, avec transcription écrite de ce que dit  Mélenchon vers 16’20 :

« Il [Fassina] est venu au plan B, tout ça. On s’entendait bien. Là-dessus il décide d’aller se mettre avec D’Alema. Alors ceux qui m’écoutent ne savent pas qui est D’Alema. C’est un ancien dirigeant du Parti Communiste Italien, qui en est le liquidateur d’ailleurs, qui ensuite s’est retrouvé au Parti Démocrate, a été gouvernant avec tous ces gens, et maintenant il en est ressorti un petit truc, Fassina et lui… Non non non non ! On a beau être amis, je ne soutiens pas ça, je ne veux pas les aider, parce qu’ils ont capitulé, voilà. C’est du Tsipras en tout petit, mais c’est la même chose. Donc j’ai décidé d’aller soutenir ce groupe, Potere Al Popolo, et pour une seule raison, c’est que s’il y a une petite chance qu’ils arrivent à avoir des élus au parlement, eh bien on sera fous d’orgueil et de joie à les avoir aidés à faire ça, et ensuite on aura une vraie bande de camarades et d’amis pour mener ensemble une autre bataille à l’échelle européenne, et si on y arrive pas, eh bien tant pis ».

Cette vidéo campe bien le contexte de la stratégie prônée en Italie par Mélenchon et montre que la question soulevée par l’article sur lequel Vidal veut créer une polémique n’est pas du tout celle d’une alliance (ou pas) avec des populistes de droite (hypothèse que JLM n’a jamais évoquée dans aucun discours et qu’il a au contraire toujours catégoriquement rejetée lorsque la question lui était posée), mais celle de l’alliance (ou pas) avec le centre eurobéat austéritaire. Et là, JLM choisit clairement de ne pas souscrire à une telle alliance, qui ne fait justement que discréditer tous les partis européens de gauche qui s’y sont compromis et ouvre la voie partout en Europe au populisme de droite.

Réponse de Vidal ?
— « Je ne vois pas Mélenchon qualifier d’“alternative populaire” un groupe de petits mouvements totalisant 1% des voix… »
C’est idiot.
Mélenchon s’est allié en 2009 avec le « petit » PCF, qui avait recueilli 1,93% des voix à l’élection présidentielle de 2007, dans le but de former un « front du peuple » : ce fut d’abord le Front de Gauche, puis… c’est une autre histoire. Cet attelage minoritaire ne pesait à l’époque pas beaucoup plus lourd que Potere Al Popolo aujourd’hui, et avait à faire face à un PS autrement plus puissant et moins discrédité que ne l’est à présent le PD italien. Et le message qu’il lance à Fassina et à la gauche italienne (ce message qui a fait entendre des voix à Vidal) est le même que celui qu’il n’a cessé d’adresser à la gauche française jusqu’en 2017 et la création de la France Insoumise : soyons « tranchants » face aux eurobéats libéraux, sinon il n’y aura pas d’alternative populaire possible et le peuple se tournera vers l’extrême-droite.

N’en déplaise à Vidal, il n’y a pas de tournant de JLM dans son rapport — toujours antagoniste — à l’extrême-droite, ni de projet d’alliance stratégique avec celle-ci. Mélenchon a toujours été clair à ce sujet, et a toujours rejeté l’alliance des « souverainistes des deux rives » prônée par des gens comme Sapir ou Chevènement. La fausse question de Vidal « Mélenchon – Salvini même combat ? » est donc parfaitement crapuleuse, et diffamatoire. Et lorsqu’il ose parler de « Jean-Luc Mélenchon, qui, sur son blog, se félicitait de la victoire de l’“alternative populaire” formée, je le rappelle, par le Mouvement des 5 étoiles et la Ligue » (l’amalgame pourri se poursuivant avec une référence à Marine Le Pen), il ne profère rien d’autre qu’un énorme et ignoble mensonge, Mélenchon ne s’étant jamais nulle part (ni sur son blog ni ailleurs) réjoui de la victoire des populistes de droite en Italie (pour une victoire de l’alternative populaire, hélas, il va falloir encore attendre un bout de temps, sans doute). Plusieurs intervenants sur la page Facebook de Dominique Vidal lui ont d’ailleurs mis sous le nez les preuves que Mélenchon avait au contraire considéré comme une catastrophe la victoire du M5S et de la Lega (même l’article qui excite tant Vidal commence ainsi : « La catastrophe est consommée en Italie »). on le voit par exemple avec ce billet dans lequel il rend compte d’une interview :

« “Monsieur Mélenchon peut-on imaginer une coalition de ce type en France ?”. Et, dans le cas où j’aurai mal compris, “par exemple une alliance avec le Front national ?”.
Il est difficile pour nous d’imaginer une idée plus stupide, et, du coup, plus difficile encore de croire que ce ne soit pas une provocation.
C’en est évidemment une et les relais ne manquent pas. »

Et lorsque Mélenchon traite les nouveaux dirigeants italiens de « bande d’illuminés complètement aveuglé de haine et de racisme »  ?
Vidal regarde ailleurs, car cela contredit sa thèse délirante. Et il « bloque » ceux qui ont le front de lui apporter les preuves de son erreur, non sans, perversement, les accuser une dernière fois de ne pas répondre à sa question (mais ils ne peuvent plus répondre puisqu’ils sont « bloqués »).
Moi-même je lui ai montré qu’un auteur marxiste, aussi peu scrupuleux que lui, avait trouvé le moyen de reprocher exactement l’inverse à Mélenchon :

« Au détour d’un long entretien sur lequel il faudrait revenir en détail, on lui pose cette question : “Comment analysez-vous l’alliance entre la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles, en train de prendre le pouvoir à Rome ?” Réponse du président du groupe LFI : “C’est une catastrophe. Cette calamité porte de forts relents d’extrême droite, comme le montre l’interdiction faite aux francs-maçons d’entrer au gouvernement. Le contenu de leur ligne économique est clairement de droite : réduire l’impôt sur le revenu à une flat-tax à 10 % ou à 20 %. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils ont pris le pouvoir. La bonne, c’est qu’on va pouvoir les affronter mieux qu’auparavant”. On reste interdit devant cette réponse qui voit l’insoumis en chef prendre sa place dans le concert des forces qui veulent empêcher à tout prix que soit respectée la volonté du peuple italien. Mélenchon veut donc affronter cette “catastrophe”, cette “calamité” qui “porte de forts relents d’extrême droite”. Dans cette bataille contre l’alliance Salvini-Di Maio, il y a déjà beaucoup de monde : Bruno Le Maire, Pierre Moscovici, les dirigeants allemands et français, la presse du capital et quelques autres encore. Et Mélenchon, de façon tout à fait incompréhensible vient brouiller les cartes et apporter un soutien indirect aux dirigeants européistes de la caste en Italie et en Europe. »

On conviendra que Denis Collin, l’auteur de ce reproche, n’est pas plus inspiré en alliant JLM à Bruno Le Maire ou à Pierre Moscovici que Vidal en l’alliant à Salvini. Mais un tel article pouvait permettre de faire comprendre à Vidal l’absurdité de sa position… Que nenni. Preuve est faite que Mélenchon a jugé catastrophique la victoire en Italie d’extrémistes qu’il abhorre ? « Ce n’est pas ma faute si Mélenchon dit une chose et son contraire », répond benoîtement Vidal. Du coup, ses fidèles, trouvant la méthode plaisante lui emboîtent le pas. Ils affirment que Mélenchon et la FI n’ont eu aucune réaction à propos de l’Aquarius, bateau transportant des migrants et empêché d’accoster en Italie (mais aussi en France). Leur prouve-t-on qu’au contraire Mélenchon et la FI ont condamné l’Italie et la France pour leur manque d’humanité ? C’est la preuve que Mélenchon dit tout et son contraire selon les afficionados de l’ancien journaliste du Monde Diplomatique. La méthode est infaillible. Vous pouvez l’essayer chez vous. Cela risque de donner du piment à votre vie de couple. Avec une telle méthode, quoi que vous disiez et quoi que vous fassiez, quoi que disent et fassent les autres, vous ne pourrez plus jamais avoir tort sur rien. C’est la méthode magique du docteur Vidal. Et puis il y a la technique du blocage, plus difficile à reproduire IRL (d’ailleurs, je ne vous le conseille pas du tout ; ça n’a pas réussi à Landru, par exemple).
Mais le blocage, même sur Facebook, peut être contourné.
La preuve.

 

Auteur : Serge Victor

Militant de gauche, écosocialiste féministe autogestionnaire laïcard républicain partageux

6 réflexions sur « Dominique Vidal patauge à nouveau dans l’anti-mélenchonisme primaire »

  1. Ce texte est une manipulation sans scrupule d’un débat bien plus intéressant sur ma page Facebook. Comme d’habitude, certains mélenchonistes se lancent dans une imitation des méthodes staliniennes de « débat ». Et ils réussissent parfaitement. Pour mémoire, le dénommé Sergio Vittorio – qui ne parle pas un mot d’italien voudrait nous faire croire que Jean-Luc Mélenchon considère comme une « alternative populaire » un groupe pesant à peine 1% des voix aux dernières élections. Mélenchon a sans doute des défauts, mais il n’est pas stupide: une « alternative populaire » suppose le rassemblement de plus de 1% des électeurs. Pourquoi cet exercice de style ? Pour ne pas prendre en compte un texte que Mélenchon a publié sur son blog et qui, comme souvent, envisage entre les lignes une alliance d’un autre genre.

    Voici ma conclusion :

    PÉTAGES DE PLOMBS (suite)

    Aux ami(e)s insoumis(e)s

    La rage de certains lecteurs fait peine à voir. Comme la manière dont ils s’en prennent, non au message et à son auteur, mais au messager.

    J’ai cité un texte du blog de Jean-Luc Melenchon, qui pose de toute évidence problème: son appréciation de la nouvelle majorité italienne, transposée dans les conditions françaises, comporte l’hypothèse d’une « alliance des populistes » contre l’Union européenne et l’OTAN.

    Il est sans doute des Insoumis qui appellent cette perspective de leurs vœux. Mais d’autres la refusent certainement. Si j’étais à leur place, au lieu de pousser des cris d’orfraies, je demanderais des explications aux dirigeants de la France insoumise.

    La reconstruction d’un mouvement populaire à vocation majoritaire passe (aussi) par la FI. À condition qu’elle ne choisisse pas d’autres alliances. Une mise au point serait donc la bienvenue.

    D. V.

  2. « ANTIMÉLENCHONISTE PRIMAIRE » ?

    Une fois par an, Serge Victor se croit obligé de rédiger un pamphlet long comme un jour sans pain contre moi. Pour lui, je serais un »antimélenchoniste primaire ». J’ai effectivement des divergences avec le leader de la France insoumise. Mais je sais aussi le défendre lorsqu’il est injustement attaqué. En voici la preuve: un texte que j’ai publié il y a quelques jours sur mon blog de Mediapart. Ma prose a eu l’honneur de plaire à Jean-Luc Mélenchon, lequel l’a reprise sur son propre blog (https://melenchon.fr/2018/06/11/lantisemitisme-et-la-france-insoumise/). Pas mal, pour un « animélenchoniste primaire », non ?

    Antisémitisme et antisionisme: deux enquêtes en forme de démenti cinglant

    12 JUIN 2018 PAR DOMINIQUE VIDAL BLOG : DOMINIQUE VIDAL

    Un sondage n’est qu’un sondage. Mais les enquêtes dont on trouvera ici les liens, réalisées par deux instituts considérés comme sérieux, ont été étonnamment peu médiatisées. Et pour cause : elles confirment la dégradation sensible de l’image d’Israël dans l’opinion française.

    Sans doute est-ce pourquoi l’extrême droite au pouvoir à Tel-Aviv et ses relais français tentent par tous les moyens de faire taire les voix critiques tout en effrayant les Juifs de France censés subir, selon ces irresponsables, une « terreur » antisémite et une « épuration ethnique » ! Ainsi, après la tentative de criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions(BDS), le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, se précipite ans la brèche ouverte par le président de la République le 16 juillet dernier pour exiger l’interdiction de l’antisionisme ([1])…

    Or ces deux enquêtes balayent l’idée mensongère selon laquelle ce dernier serait synonyme d’antisémitisme. Plus généralement, elles remettent les pendules à l’heure. Qu’on en juge :

    1) La première, réalisée par l’IFOP, à la demande de l’Union des étudiants juifs de France, sur « Les Français et les 70 ans l’Israël » (https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2018/05/70-ans-israel.pdf), marque une dégradation sensible de l’image d’Israël en France. Et, je le souligne, elle a été réalisée avant les massacres de Gaza, dont on mesure déjà les effets ravageurs pour cette image.

    À preuve ces données parmi beaucoup d’autres :

    – 57 % des sondés ont une « mauvaise image d’Israël ([1]) » (68 % chez les moins de 35 ans) ;

    – 69 % une « mauvaise image du sionisme » (74 % chez les moins de 35 ans) ;

    – 71 % pensent qu’« Israël portent une lourde responsabilité dans l’absence de négociation avec les Palestiniens » (68 % chez les moins de 35 ans) ;

    – 57 % jugent qu’« Israël constitue une menace pour la stabilité régionale » (63 % chez les moins de 35 ans)…

    – Notons aussi que, pour les sondés, Israël est une théocratie (51 % contre 49 %), mais pas un pays comme un autre (48 % contre 52 %), ni une démocratie (46 % contre 54 %) et encore moins un État laïque (28 % contre 72 %)…

    2) La seconde enquête, réalisée par IPSOS pour la Fondation du judaïsme français, porte sur « L’évolution de la relation à l’autre dans la société française » (https://www.ipsos.com/…/la-relation-lautre-et-aux-minorites…).

    Elle est extrêmement riche et parfois contradictoire. Globalement, elle marque une crispation accrue de la société française, dont les immigrés et les musulmans constituent les premières victimes. Si les rapports au quotidien restent plutôt bons, l’irritation contre les signes religieux visibles grandit.

    Les Juifs, s’ils restent l’objet de stéréotypes massifs, représentent la « minorité » que les Français jugent massivement la mieux intégrée et à laquelle ils manifestent le plus d’empathie.

    Sur l’amalgame antisionisme/antisémitisme, l’enquête conclut dans un style « politiquement correct » : « Si l’existence d’un “nouvel antisémitisme” d’extrême-gauche basé sur le rejet d’Israël plutôt que sur des conceptions religieuses ou raciales n’est pas remise en cause, elle reste sans doute cantonnée aux franges les plus militantes. De manière générale, si les électeurs de gauche radicale sont les plus critiques envers Israël et son gouvernement actuel, ils sont aussi parmi les moins enclins à partager des préjugés antisémites ou à avoir des attitudes de rejet envers les juifs. »

    Dans sa présentation vidéo de cette enquête sur le site Akadem, (http://www.akadem.org/conferencier/Teinturier-Brice-6669.php), Brice Teinturier se montre beaucoup plus net : « L’image d’Israël n’est pas très bonne. Elle n’est pas catastrophique quand on la benchmarke avec d’autres pays. Mais elle est incontestablement assez dégradée. Mais c’est une image qui joue beaucoup pour la politique menée par Israël, par l’actuel gouvernement israélien. Beaucoup plus qu’Israël en tant qu’État et que des Israéliens en tant que peuple. Là, les niveaux de perception et de jugement sont extrêmement différents : 80 % de la population a une bonne image des Israéliens en tant que peuple, 43 % seulement de l’actuel gouvernement israélien. Et c’est important car, là aussi, on peut mesurer les choses selon les sensibilités politiques. Et notamment la question d’un antijudaïsme qui se dissimulerait derrière un antisionisme est beaucoup plus complexe que ce qu’on entend parfois. »

    Brice Teinturier souligne en particulier que « les sympathisants de la France insoumise sont – on l’a vu à propos des stéréotypes antijuifs – ceux qui sont les moins poreux à ces stéréotypes. Mais ils sont les plus critiques à l’égard de la politique de l’État d’Israël. Et quand vous regardez les liens entre ces deux dimensions, ce qui est très clair – je parle bien des sympathisants, pas des dirigeants ou de certains dirigeants –, c’est qu’on ne peut pas dire que les sympathisants de la France insoumise, derrière une critique de l’État d’Israël dissimuleraient une critique des Juifs en général. Au contraire, ils clivent les choses, ils les séparent. Je pense qu’il y a un travail politique, une conscience politique, une critique politique qui est beaucoup plus forte chez les sympathisants de la France insoumise que dans d’autres catégories de la population, mais ça ne débouche pas sur des stéréotypes antijuifs accrus. »

    Conclusion de Brice Teinturier : « On ne peut pas, rapidement et un peu caricaturalement, dire que l’un dissimulerait l’autre. »

    Bref, si le ridicule tuait, il y aurait une hécatombe à la direction du CRIF et parmi les auteurs du « Manifeste des 300 », à commencer par Philippe Val, sans oublier quelques confrères et consœurs…

    ([1]) Voir Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron (Libertalia, 2018).

    ([2]) La seconde enquête, celle d’IPSOS, enregistre seulement 42 % de « mauvaise image d’Israël ». Cette différence s’explique simplement : dans la première, les seules réponses proposées étaient « très bonne », « assez bonne », « assez mauvaise », « très mauvaise »; dans la seconde, il y avait en plus une réponse « ni positive, ni négative », qui rassemble 31 % des sondés.

  3. Ce troisième commentaire passera-t-il le barrage de la censure ?

    « ANTIMÉLENCHONISTE PRIMAIRE » ?

    Une fois par an, Serge Victor/Sergio Vittorio rédige un pamphlet long comme un jour sans pain pour me clouer au pilori destiné aux « antimélenchonistes primaires ».

    Cette fois, il me reproche de ne pas comprendre que Jean-Luc Mélenchon considère come une » alternative popullaire » en Italie le groupe Poetere al popolo… qui a recueilli aux dernières législative à peine 1 % des voix. Soit notre révolutionnaire est stupide, soit il croit mes amis stupides: Mélenchon a sans doute quelques défauts, mais c’est indiscutablement un homme politique: il sait qu’une « alternative populaire » suppose de rassembler un peu plus de 1% des voix.

    Pourquoi cette curieuse divagation ? Quiconque a lu les débats d’avant-hier et d’hier sur ma page le comprendra sans peine : JLM a rédigé sur son blog un texte ambigu qui, une fois de plus, suggère entre les lignes une autre alternative que celle-là. Il est temps de clarifier la statégie de la France insoumise. Personnellement, je crois que celle-ci a un rôle important à jouer dans la nécessaire relève du macronisme. Mais à condition qu’elle travaille au rassemblement des forces progressistes, et pas à celui des forces populistes.

    Penser cela fait-il de moi un « antimélenchoniste primaire » ? Il se trouve que j’ai écrit, il y quelques jours, sur mon blog de Mediapart, une étude des enquêtes récentes de l’IFOP et d’IPSOS. J’y citais longuement un commentaire de Brice Teinturier récusant les accusations d’antisémitisme portées contre la France insoumise (https://blogs.mediapart.fr/…/antisemitisme-et-antisionisme-…):

    « Brice Teinturier souligne en particulier que « les sympathisants de la France insoumise sont – on l’a vu à propos des stéréotypes antijuifs – ceux qui sont les moins poreux à ces stéréotypes. Mais ils sont les plus critiques à l’égard de la politique de l’État d’Israël. Et quand vous regardez les liens entre ces deux dimensions, ce qui est très clair – je parle bien des sympathisants, pas des dirigeants ou de certains dirigeants –, c’est qu’on ne peut pas dire que les sympathisants de la France insoumise, derrière une critique de l’État d’Israël dissimuleraient une critique des Juifs en général. Au contraire, ils clivent les choses, ils les séparent. »

    Ce texte a visiblement plu à Jean-Luc Mélenchon, qui l’a repris sur son blog (https://melenchon.fr/…/lantisemitisme-et-la-france-insoumi…/). Curieux, non ? JLM s’inspire d’un « antimélenchoniste primaire » ?

    Comme disait Galilée, que Sergio Vittorio comprendrait s’il parlait italien, « Eppure si muove (1) »

    D. V..

    (1) « Et pourtant elle tourne »…

  4. « ANTIMÉLENCHONISTE PRIMAIRE » ?

    Une fois par an, Serge Victor/Sergio Vittorio rédige un pamphlet long comme un jour sans pain pour me clouer au pilori destiné aux « antimélenchonistes primaires ».

    Cette fois, il me reproche de ne pas comprendre que Jean-Luc Mélenchon considère come une » alternative popullaire » en Italie le groupe Poetere al popolo… qui a recueilli aux dernières législative à peine 1 % des voix. Soit notre révolutionnaire est stupide, soit il croit mes amis stupides: Mélenchon a sans doute quelques défauts, mais c’est indiscutablement un homme politique: il sait qu’une « alternative populaire » suppose de rassembler un peu plus de 1% des voix.

    Pourquoi cette curieuse divagation ? Quiconque a lu les débats d’avant-hier et d’hier sur ma page le comprendra sans peine : JLM a rédigé sur son blog un texte ambigu qui, une fois de plus, suggère entre les lignes une autre alternative que celle-là. Il est temps de clarifier la statégie de la France insoumise. Personnellement, je crois que celle-ci a un rôle important à jouer dans la nécessaire relève du macronisme. Mais à condition qu’elle travaille au rassemblement des forces progressistes, et pas à celui des forces populistes.

    Penser cela fait-il de moi un « antimélenchoniste primaire » ? Il se trouve que j’ai écrit, il y quelques jours, sur mon blog de Mediapart, une étude des enquêtes récentes de l’IFOP et d’IPSOS. J’y citais longuement un commentaire de Brice Teinturier récusant les accusations d’antisémitisme portées contre la France insoumise (https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/120618/antisemitisme-et-antisionisme-deux-enquetes-en-forme-de-dementi-cinglant):

    « Brice Teinturier souligne en particulier que « les sympathisants de la France insoumise sont – on l’a vu à propos des stéréotypes antijuifs – ceux qui sont les moins poreux à ces stéréotypes. Mais ils sont les plus critiques à l’égard de la politique de l’État d’Israël. Et quand vous regardez les liens entre ces deux dimensions, ce qui est très clair – je parle bien des sympathisants, pas des dirigeants ou de certains dirigeants –, c’est qu’on ne peut pas dire que les sympathisants de la France insoumise, derrière une critique de l’État d’Israël dissimuleraient une critique des Juifs en général. Au contraire, ils clivent les choses, ils les séparent. »

    Ce texte a visiblement plu à Jean-Luc Mélenchon, qui l’a repris sur son blog (https://melenchon.fr/2018/06/11/lantisemitisme-et-la-france-insoumise/). Curieux, non ? JLM s’inspire d’un « antimélenchoniste primaire » ?

    Comme disait Galilée, que Sergio Vittorio comprendrait s’il parlait italien, « Eppure si muove (1) »

    D. V..

    (1) « Et pourtant elle tourne »…

  5. Dominique Vidal, il n’était pas nécessaire de poster plusieurs fois le même commentaire. Il vous suffisait d’attendre que vos commentaires soient validés, ce que j’ai fait une fois rentré du boulot. Ce blog n’est pas Facebook, et la modération y a lieu a priori pour éviter les SPAMS et les insultes des fachos et autres harceleurs qui peuvent trainer sur internet. Ce type de support est moins dans l’immédiateté que Facebook et un peu d’attente n’est pas censure.

    A propos de Facebook, vous êtes gonflé d’oser dire que ce débat est bien plus intéressant sur votre page Facebook. Car je suis bel et bien venu (sous le nom de Sergio Vittorio) sur votre page répondre à vos (fausses) questions, mais les réponses mesurées et argumentées que je vous ai apportées ne vous ont pas plu et vous m’avez bloqué, me reprochant au final de ne pas répondre à votre question, mais m’ôtant toute possibilité d’y répondre à nouveau (à nouveau parce que, bien sûr, je vous avais déjà répondu, mais vous avez fait comme si de rien n’était).

    D’ailleurs, vous avez fait auprès d’un ami commun un commentaire auquel j’ai répondu mais que vous n’avez pu voir, puisque vous m’avez bloqué (c’était quand-même ballot de me bloquer pour ensuite venir faire des commentaires partout). Voici ce que je vous y répondais :
     » Je me permets quelques rectifications que Dominique Vidal ne verra pas, puisqu’il m’a bloqué, mais qui contrebalanceront un peu son discours univoque.
    L’argument des « 1% » de Potere Al Popolo, je l’ai réfuté sur la page de Vidal avant qu’il ne me bloque et qu’il censure les commentaires faisant référence à ma réfutation, bien évidemment présente dans le présent article qu’il n’est pas en son pouvoir de censurer. Mélenchon considère bien que « l’alternative populaire » qu’il appelait de ses voeux pour les élections à venir en Italie (hypothèse finalement écartée par la nomination du gouvernement Conte 2) ne peut se former que sur une rupture claire et nette avec les libéraux du PD, et donc sur la ligne de la petite formation qu’il a soutenue (Potere Al Popolo) malgré sa faiblesse (après cela il y en a qui vont encore trouver le moyen de traiter JLM d’opportuniste). En 2009, JLM avait de même misé sur une alliance avec un PCF à 1,93% pour former, déjà, une « alternative populaire » : le Front de Gauche. Preuve qu’il n’y a rien de stupide à cela (même si le FdG a explosé en vol, même Vidal, s’il avait le courage de me lire, serait obligé d’admettre que la stratégie de JLM a bel et bien permis, quoi qu’on puisse avoir à lui reprocher par ailleurs, de constituer une « alternative populaire » capable de rivaliser avec les libéraux et l’extrême-droite). Bref, Vidal s’enfonce dans la négation du réel pour ne pas avoir à admettre qu’il a fait un gros contre-sens. Ça peut arriver à tout le monde de se planter, surtout quand le propos est peu clair, mais persister délibérément dans l’erreur reste une faute.

    JLM n’a jamais prôné d’alliance populiste avec l’extrême-droite et a toujours soutenu que sa stratégie populiste de gauche était la seule à même, justement, d’éviter que le peuple ne bascule vers l’extrême-droite. L’interprétation de Vidal ne tient pas la route deux secondes.

    Toujours aussi narcissique, le pauvre suppose, sans rien connaître de moi, que je ne parle pas l’italien. Il se trompe : je sais dire « sono di Parigi ; voi uscire con me ? » Ça m’a servi au moins à faire rire. Surtout que je prononçais « cucire » au lieu de « uscire ». »

    Ce à quoi un autre intervenant a répliqué :
     » Et siamo tutti antifascisti aussi 😀

    Sinon la comparaison entre le PC et Potere al popolo, sur la base du pourcentage n’est pas très bonne. Le premier hérite d’une histoire et de structures qui l’ont rendu « désirable » pour faire une alliance. Le PaP lui est tout nouveau. Mais bref, je ne rentre pas dans la discussion, je n’en ai rien lu, du tout, donc je ne sais pas. »

    Et j’ai rétorqué :
     » Les situations sont différentes bien sûr. Mais le fait est que Mélenchon a bel et bien soutenu cette petite formation à 1% et non son pote Fassina qui est allé se fourvoyer avec D’Alema. Il forme donc le vœu qu’une vraie alternative populaire se forme sur la ligne Potere Al Popolo. Peut-être espère-t-il que la tendance Fassina se détachera des socio-démocrates ex-cocos devenus libéraux. On peut aussi imaginer que les électeurs de gauche séduits par le M5S finiront par se reporter sur Potere Al Popolo. Quiconque a suivi un peu les péripéties de Méluche, le mec qui appelle à une manif d’un million de personnes sur les Champs en pleine débâcle sociale, comprend qu’il est très capable d’appeler « alternative populaire » un mouvement qui ne fait encore que 1%.
    En revanche, la thèse malveillante de Vidal contredit tout ce qu’a dit et fait Méluche depuis des années, y compris ses affirmations les plus récentes. Ça ne tient pas debout. »

    Enfin, votre défense de JLM contre les accusations odieuses d’antisémitisme sont à votre honneur. Mais si c’est pour ensuite l’accuser contre toute vraisemblance (et contre tout ce qu’il ne cesse de dire) de vouloir faire alliance avec les populistes d’extrême-droite, c’était bien la peine. Même en admettant que la formulation peu claire de Mélenchon vous posait problème, vous auriez pu simplement poser la question : « qu’a-t-il voulu dire en parlant d’alternative populaire en Italie ? Ce n’est pas clair. Il ne parle quand-même pas du M5S et de la Lega ? » Au lieu de quoi vous avez affirmé que Mélenchon se réjouissait de la victoire du M5S et de la Lega, ce qui est un énorme mensonge.
    Par ailleurs, vous avez soutenu à un ami commun que vous ne m’aviez pas bloqué. Ça aussi, c’est un mensonge, et vous le savez.

  6. Edit : j’ai ajouté dans le corps du texte cette citation de JLM tirée du billet que Vidal interprète de travers, et qui prouve que JLM craint que l’extrême-droite italienne ne se renforce encore en cas d’élections anticipées, ce qui contredit totalement l’hypothèse farfelue d’un JLM considérant cette extrême-droite comme une alliée :
    « Mais en cas de retour aux urnes, tous les observateurs concluent que ce sera un raz-de-marée pour les deux partis rebaptisés “antisystème”. C’est-à-dire une situation pire que celle que déplorent “la plupart des observateurs européens” cités par Le Figaro ».

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