Sur le site Hors-Série, le sociologue Manuel Cervera-Marzal publie un article qui donne de l’espoir… et soulève tout de même des interrogations. L’auteur y note que pour la première fois depuis longtemps, les sondages en cette fin d’été 2026 révèlent une augmentation du total des intentions de vote à gauche, dépassant désormais 40%, alors qu’elles peinaient à dépasser les 30% depuis de nombreuses années.
Mais si le socle de la gauche au sens large s’élargit, le fait-il autant que le socle de l’extrême-droite ?
Et puis, si l’électorat de Mélenchon et celui de Glucksmann croissent chacun sans qu’il y ait d’effet de vase communicant, ces électorats pourront-ils s’additionner le moment venu ?
Lors des dernières municipales chez moi, lorsqu’avec une coalition gauche du PS/APRES/PCF/Debout on a proposé une fusion à la FI pour battre au 2ème tour le maire sortant issu de la droite du PS, la FI nous a envoyé balader au motif que « nos électorats ne s’additionnent pas ».
Après avoir fait capoter la primaire large du Front Populaire 2027, la droite du PS rangée derrière Glucksmann proclame qu’il ne peut y avoir d’union avec LFI.
Il y a des différences, bien sûr, entre ces deux « gauches », et malgré mes réserves sur Mélenchon, je ne peux me reconnaître dans un Glucksmann. Mais pour battre le fascisme, il faudra bien qu’au 2ème tour au moins, les électeurs de l’un puissent s’additionner à ceux de l’autre, même la mort dans l’âme.
Sans nier les divergences, il faudrait donc y travailler.
Cut the crap !

