Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 10

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la triade Khakobb. 
Après avoir parcouru steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, il est de retour et trouve les portes du Fhôreuhm étrangement ouvertes. Mais l'endroit n'est plus que ruines sur lesquelles souffle un vent glacial, et de nombreuses voies restent scellées par un mystérieux maléfice et donc inaccessibles et même invisibles tandis que règne un silence de MORT.
Il est bien toujours LE BANNI.

Depuis le dernier épisode, il y a eu une petite avancée du côté de la SCIC du Média : à 50 jours de la date de l’Assemblée Générale des sociétaires, qui aura lieu le 28 juin 2024, le Média leur a envoyé un mail les informant de cette AG et de la possibilité de proposer des résolutions qui seront ensuite consultables par les autres sociétaires. Ils ou elles pourront alors signer chaque proposition pour demander leur mise à l’ordre du jour. Cette mesure répond à l’article V-2 du Règlement Intérieur de la SCIC qui précise : “L’ordre du jour est fixé définitivement par le Conseil de surveillance ou le Directoire à J-20.
En amont, pour permettre aux associé·e·s de proposer des points à l’ordre du jour, les statuts exigent que leur proposition recueille 5% d’avis favorables parmi les associé·e·s pour être prise en compte.
Une plateforme en ligne doit permettre l’information des sociétaires sur cette procédure, le recueil des propositions ainsi que les votes sur ces propositions entre J-50 et J-25.”

Page d’accueil pour le dépôt de propositions de résolutions

Cela fait plus d’un an que nous réclamons l’application de cette disposition et n’obtenons aucune réponse. L’AG 2023 s’est en effet déroulée en infraction à ce règlement : des sociétaires avaient pu envoyer des propositions, mais celles-ci avaient toutes été recalées par le directoire sans que les autres sociétaires aient la possibilité de les consulter et encore moins de les signer, faute de plateforme pour pouvoir le faire. Nos remarques avaient été traitées par le mépris, trouvant pour seule réponse le silence ou une accusation de “dénigrement” voire de “harcèlement” quand nous ne faisions que demander l’application du règlement. Mais nous n’avons rien lâché et avons continué malgré la censure du forum, les bannissements, le mépris, à revendiquer la reconstruction du projet coopératif et le respect des droits des sociétaires, par des alertes publiques sur les réseaux antisociaux ou sur des blogs (faute de pouvoir le faire sur le forum), et des courriers adressés aux instances du Média. Il semblerait que la répercussion de nos revendications au sein du Conseil de surveillance ait fini par obliger le Directoire à respecter enfin le règlement. C’est donc une petite victoire pour nous. Autre petite victoire : cette AG 2024 sera mixte (à la fois ordinaire et extraordinaire). En 2023, le directoire avait prétexté que l’AG était seulement ordinaire (sur sa seule décision et sans avoir consulté personne au préalable) pour recaler des propositions de résolutions qui comportaient des modifications des statuts, et donc nécessitaient une AG extraordinaire. L’AG mixte devrait nous permettre, par exemple, de proposer à nouveau notre résolution portant sur la modification du mode de désignation des candidats au Conseil de Surveillance, sans obstruction, cette fois, espérons-le, de la part du Directoire.

Du côté du forum du Média, en revanche, c’est toujours le verrouillage le plus complet. L’administrateur ne répond aux propositions constructives pour lui redonner vie que par le silence (le plus souvent) ou un mépris cinglant (toute critique, tout questionnement et toute proposition étant perçues comme du “dénigrement” et une marque de “méconnaissance”). Tout est désormais “acté” d’en haut, circulez y a rien à voir et adieu l’esprit coopératif. Même des questions de socios sur des partenariats ou des montages qui interrogent légitimement, comme celui qui préside au tournage et à la diffusion de l’émission “Décrypter l’Afrique”, restent sans aucune réponse.

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 9

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la triade Khakobb. 
Après avoir parcouru steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, il est de retour et trouve les portes du Fhôreuhm étrangement ouvertes. Mais l'endroit n'est plus que ruines sur lesquelles souffle un vent glacial, et de nombreuses voies restent scellées par un mystérieux maléfice et donc inaccessibles et même invisibles. 
Il est bien toujours LE BANNI. 

Nous n’avons pas peur des ruines

Je plagie ici le titre du dernier film du camarade anarchiste Yannis Youlountas, qui l’a lui-même emprunté à une célèbre phrase de Buenaventura Durruti en 1936. Le combattant espagnol ajoutait : “nous sommes capables de bâtir aussi… la bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs.”

capture d’écran de la bande annonce du film de Yannis Youlountas

J’en tire une leçon éthique et politique : nous ne cherchons pas du tout à détruire, et nous ne sommes assurément pas les “malveillants” qu’on nous accuse d’être, mais nous ne nous laisserons pas abattre par la peur des destructions commises par ceux qui se sont enivrés de leur petit pouvoir (Durruti parlait de la bourgeoisie, mais c’est valable aussi pour toute bureaucratie qui s’accapare un projet émancipateur), et s’il le faut, nous saurons reconstruire.

Plus d’un mois a passé depuis la réouverture du forum du Média, ou plutôt du “faux-rum” comme l’a rebaptisé un camarade, ou encore du “forum Potemkine” , qui ressemble désormais plus à la place centrale de Pyong Yang qu’à l’espace de discussion des socios que nous avions connu.

La dictature, c’est “ferme ta gueule !”, la démocratie c’est “cause toujours !” dit l’adage. A ce titre, oui, le nouveau forum du Média est bien un outil “démocratique” : on peut certes y poser des questions à l’administrateur-directeur (du moins si on en n’est pas banni abusivement, comme c’est toujours le cas pour plusieurs sociétaires)… mais celui-ci répond à côté de la plaque, noyant le poisson dans des détails techniques sans intérêt, ou, le plus souvent, ne répond pas du tout. Je lui ai également envoyé plusieurs messages pour réclamer ma réintégration sur les supports d’où je suis toujours banni arbitrairement et sans raison, mais je n’ai obtenu aucune réponse à ce jour (je reviendrai dans un autre épisode sur les arguments qui ont fini par être envoyés aux camarades toujours banni·e·s du forum : ils sont LUNAIRES).

Sur le terrain du bénévolat, le Média est toujours également un champ de ruines, et là aussi, seul un silence méprisant répond aux propositions faites sur le forum pour relancer la dynamique des Volontaires. J’ai donc décidé de m’adresser au Conseil de surveillance, dont je rappelle que c’est lui qui a nommé les membres du Directoire du Média, et qu’il a aussi le pouvoir de contrôler leur action et même de les révoquer.

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 8

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la triade Khakobb. 
Après avoir parcouru steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, il est de retour et trouve les portes du Fhôreuhm étrangement ouvertes. Est-ce bien toujours là le lieu d'où il avait été banni ?
Est-il toujours LE BANNI ? 

Le Forum is back !

Après la réunion avec le Directoire du Média évoquée dans l’épisode précédent, je n’étais guère optimiste. Contre toute attente, j’ai pourtant constaté depuis hier que l’accès au forum du Média est de nouveau possible et que mon compte n’y affiche plus la mention “banni”.

Faut-il crier victoire ? Oui, un peu, au risque de passer pour un banni-oui-oui, car le Directoire avait auparavant expliqué au Conseil de surveillance qu’il étudiait des alternatives, comme la possibilité, à la place du forum, de mettre en place un système de commentaire des émissions. Le retour du forum n’était donc pas du tout garanti. Quant à mon bannissement, il m’avait été dit que le mail m’en informant était parti par erreur, mais que, pour autant, il y avait bien eu une décision de bannissement, que je serais informé des charges retenues contre moi seulement quand le forum serait réouvert, et que de toutes façons la suite se ferait sans moi. Il y a même eu un moment complètement surréaliste, lors de la réunion du 31 janvier avec le Directoire, quand j’ai demandé pourquoi je n’avais pas reçu d’excuse, vu que le mail de bannissement était censé être parti par erreur : il m’a alors été dit que le coup était parti tout seul sans que personne ne s’en rende compte ; j’ai objecté que j’avais immédiatement contesté la décision, mais il m’a été répondu que ma réponse n’était arrivée nulle part car l’envoi initial avait été fait à partir d’une adresse qui ne peut recevoir de réponse ; vérification faite, j’avais pourtant bien envoyé ma protestation à tous les membres du Directoire et au Conseil de surveillance, qui savaient donc très bien que j’avais reçu un avis de bannissement et que je le contestais.

Et pourtant, me voici réintégré comme socio sur le forum, sans la mention “banni”. Je n’ai reçu cette fois aucun message (volontaire ou parti par erreur) pour m’en informer ni aucune explication, mais le fait est que je semble avoir plein accès aux fonctionnalités ordinaires de la plateforme. J’ai eu l’occasion dans mon existence militante et professionnelle de mesurer combien il était difficile aux détenteurs d’une position de pouvoir de revenir sur une décision, à plus forte raison lorsque celle-ci était complètement arbitraire et infondée (je dirais même que plus la décision est injustifiée et injustifiable plus il est difficile au responsable de revenir en arrière). Ma réintégration au forum est donc à la fois un signe encourageant sur le fonctionnement de la structure (c’est ce qui m’importe le plus) et sur la possibilité d’un retour à la raison de la part des personnes en responsabilité. J’accueille donc très favorablement ce premier pas vers une désescalade et j’en sais gré à celles et ceux qui ont permis d’aboutir à ce résultat.

Autre bonne nouvelle : le fameux bug qui empêchait l’envoi d’images sur le forum semble enfin résolu. Le problème durait depuis des années, donc ce n’est pas rien. Un grand merci, donc, à la développeuse du Média pour avoir enfin pris le temps de réparer le bouzin.

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 7

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb qui cherche à le faire passer, lui et d'autres fidèles de Kohop, pour une poignée de traîtres. 
Il parcourait steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, afin de leur révéler le terrible secret du Fhôreuhm, quand une mystérieuse lumière le guida vers un conclave secret porteur d'espoir. Mais ce n'était qu'un traquenard tendu par la sinistre triade qui jeta contre lui ses maléfices.
Après une lutte acharnée et épuisante, il est tout de même sorti indemne de l'épreuve, plus que jamais décidé à ramener l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

Traversée du Mordor

L’embellie évoquée dans l’épisode précédent aura été de courte de durée. Mercredi 31 janvier 2024, en effet, j’ai été invité par le président du Conseil de surveillance du Média pour une discussion avec le Directoire. En deux heures épuisantes de réunion, j’ai eu plus l’impression d’avoir traversé le Mordor que d’avoir suivi l’ordre du jour. En réalité, les trois membres du directoire n’avaient aucune intention de discuter ni d’aboutir à des solutions aux problèmes posés. Ils étaient juste venus faire le procès des Socios Engagé·e·s.

Ordre du jour de la réunion du 31 janvier 2023

Image du Mordor créée par IA sur Pixabay

Alors que j’avais signifié clairement que je n’étais pas mandaté pour représenter les Socios Engagé·e·s mais pour représenter les bénévoles du Média ayant contribué à la rédaction du dernier rapport trimestriel du groupe de soutien coopératif aux bénévoles (et bien sûr pour discuter des propositions concrètes posées dans ce rapport), alors que le président du CS avait fixé un ordre du jour et proposé que la discussion se fasse principalement entre un des membres du directoire et moi, j’ai eu droit à deux heures de violence verbale, d’accusations, d’interruptions, d’autoritarisme, d’assignation au silence, par les trois membres du directoire, parlant parfois en même temps, tournant en boucle sur leurs griefs fabriqués de toutes pièces, et refusant obstinément de revenir à l’ordre du jour. Lorsqu’à la fin de ce pugilat, j’ai fait part de ma tristesse que rien n’ait avancé, un des membres du directoire m’a rétorqué : “Si, tu as été informé”.

Informé de quoi ? Que “la suite se fera sans toi”, dixit le même directeur, et un de ses collègues de préciser : “on a accepté de parler avec les Socios Engagé·e·s uniquement pour leur expliquer pourquoi on n’accepte pas les insultes et les dénigrements. Ces gens jartent et ne reviendront pas.”

Je reviendrai dans un autre épisode sur ces accusations complètement bidon de “dénigrement” (quant aux insultes, il n’y en a jamais eues, bien évidemment) et sur la façon très problématique qu’a ce directoire d’inventer des règles non écrites en fonction de l’humeur et de s’asseoir quand cela l’arrange sur les règles écrites existantes.

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 6

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb qui cherche à le faire passer, lui et d'autres fidèles de Kohop, pour une poignée de traîtres. Désormais, il parcourt steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, afin de leur révéler le terrible secret du Fhôreuhm, dans le but de ramener un jour l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

Une embellie ?

Le 14 janvier 2024, un groupe de socios et ex-socios ayant exercé des activités bénévoles pour le Média et/ou ayant siégé au Conseil de surveillance de la coopérative a publié un communiqué : “Le MediaTV : reconstruire le projet coopératif ” , disponible notamment sur ce blog Médiapart. Ce communiqué liste bien les dysfonctionnements qui sont apparus au sein de la coopérative du Média au cours des derniers mois et années. Mais il propose aussi aux socios, bénévoles, salarié·e·s, abonné·e·s, donateur·ice·s et soutiens du Média de nous rejoindre sur le serveur Discord « Sauvons le Média ».

extrait du texte “Le MédiaTV : reconstruire le projet coopératif

Certes, ce n’est pas encore la ruée, et ni les 4000 et quelques sociétaires (on n’a aucun chiffre récent) ni les 9000 et quelques abonné·e·s du Média (aux dernières nouvelles) n’ont encore rejoint nos rangs, mais nous pouvons déjà nous féliciter d’avoir vu répondre à l’invitation la plupart des ancien·ne·s ou actuel·le·s bénévoles, et même d’ancien·e·s socios parti·e·s lors des différentes crises que le Média a connues, signe que la structure suscite toujours de l’intérêt, même chez les déçu·e·s, et qu’il ne manque peut-être pas grand chose pour que nous réussissions à les faire revenir si nous parvenons à en améliorer le fonctionnement. Ce serait en tout cas dans l’intérêt de notre coopérative, d’autant que la concurrence s’est révélée plus que décevante pour celles ou ceux qui s’y sont investi·e·s. Pour ma part, je ne laisserai personne en tout cas essayer de faire croire que je suis lancé dans une entreprise de dénigrement du Média, et j’invite quiconque en douterait à venir le vérifier sur le Discord “Sauvons le Média” , où les discussions et activités sont ouvertes et transparentes (si ce n’est déjà fait, les membres des instances du Média et les salarié·e·s peuvent y venir aussi sans crainte, sous leur vrai nom ou anonymement). C’est bien parce que je suis toujours aussi attaché à cette coopérative que j’entends lutter pour en faire respecter l’esprit et les statuts et y faire renaître le débat démocratique, et que j’invite dès que j’en ai l’occasion les spectateur·ice·s de la chaîne à devenir sociétaires et à participer à la vie de la structure.

Après avoir énoncé nombre de critiques des instances de la coopérative ces derniers temps, je suis donc heureux d’annoncer qu’il y a enfin une petite avancée. En effet, le président du Conseil de surveillance du Média a donné suite le 24 janvier à la demande de médiation qui lui avait été adressée dans le dernier rapport trimestriel du groupe de soutien coopératif aux bénévoles, qui avait été remis aux instances en novembre 2023. Une réunion a été proposée, et les membres du Directoire semblent en avoir accepté le principe. Cette réunion devrait donc avoir lieu dans quelques jours et j’aurai la possibilité d’y faire des propositions de sortie de crise “par le haut”.

Certes, ce n’est pas encore la remise en ligne du forum, la réintégration des banni·e·s ni le reconventionnement des bénévoles que nous réclamons, mais cette réunion est bien un premier pas qu’il faut saluer favorablement.

A suivre, donc…

Autres épisodes :

Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 5

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb qui cherche à le faire passer, lui et d'autres fidèles de Kohop, pour une poignée de traîtres. Désormais, il parcourt steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, afin de leur révéler le terrible secret du Fhôreuhm, dans le but de ramener un jour l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

Le 2 janvier 2024, j’ai reçu un mail du Média me remerciant de mon soutien et me communiquant ma facture d’abonné, qui prouve que je suis à jour de mon abonnement, en plus d’être détenteur de parts sociales, et donc, conformément aux statuts de notre Société Coopérative d’Intérêt Collectif, toujours sociétaire de plein droit… même si certains ne le veulent pas.

Mail du Média reçu le 2 janvier 2024

J’ai souri en voyant dans ce mail la mention du forum comme moyen de contact, puisqu’il est désormais de notoriété publique qu’après avoir été censuré puis invisibilisé arbitrairement, ce forum est hors ligne (mais pas pour les administrateurs) depuis plusieurs mois. J’ai donc écrit à l’adresse mail indiquée pour rappeler que le forum est un service dû aux abonnés et un outil indispensable à la vie démocratique de notre coopérative, et pour demander quand ce service serait rétabli.

Contre toute attente, j’ai obtenu une réponse signée du “responsable Support et Communauté”… qui n’est autre qu’un des trois membres actuels du directoire et l’ancien référent des bénévoles renvoyés, ainsi que l’administrateur du forum et autres supports (boucle Telegram, groupes Facebook) d’où j’ai aussi été exclu arbitrairement sans aucun avertissement ni explication :

“Le forum sera rétabli dès que possible afin de permettre la reprise des échanges entre sociétaires. Nous sommes désolé·e·s de la perte d’accès momentané de cet espace et faisons tout ce qui est humainement possible pour le remettre en ligne rapidement.”

extrait d’un mail du 3 janvier 2024

J’ai évoqué dans l’épisode précédent le fait que le même responsable avait contacté au moins une socio sur Twitter pour lui promettre que le forum serait rétabli en janvier et accuser les mécontents de n’être qu’une “poignée de râleurs”. Notons le discours qui change selon l’interlocuteur : à une socio jusqu’ici restée à distance des affaires internes de la coopérative, on promet que tout sera rentré dans l’ordre dès janvier. Avec moi, cela devient “dès que possible”, et au Conseil de surveillance, il a été dit, selon son président, que le forum pourrait même être abandonné au profit d’un système de commentaires sur les émissions (ce qui ne laisserait plus aucun espace aux sociétaires pour débattre des affaires internes de la coopérative ou organiser des actions au service du Média !).

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 4

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb qui cherche à le faire passer pour un traître. Désormais, il parcourt steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, afin de leur révéler le terrible secret du Fhôreuhm, dans le but de ramener un jour l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

L’année 2023 s’est achevée avec un nouvel appel aux dons du Média qui a réussi à récolter environ 148000€. Bravo… mais il est à noter que l’année dernière, à la même époque, le Média avait récolté plus de 250000€. Promesse avait même été faite à cette occasion que l’argent servirait à mettre au point une application mobile.

tweet du 31 décembre 2022

Un an plus tard, force est de constater que l’application promise n’a jamais vu le jour. Et de toute évidence, cet argent n’a pas servi non plus à l’actualisation et à la maintenance du forum, officiellement en panne depuis 110 jours (même si aucune communication officielle n’a en réalité été faite auprès des socios, et si la thèse de la panne n’est qu’un gros mensonge, comme je l’ai démontré dans l’épisode précédent). Sans s’appuyer sur une communauté soudée d’abonné·e·s, de sociétaires engagé·e·s et de bénévoles investi·e·s dans des actions de soutien concrètes, le Média est condamné à combler son déficit structurel au coup par coup par des annonces de projets grandioses survendus, pour ne pas dire mensongers. A côté de la vraie prouesse des directs quotidiens de “la Contre-Matinale” puis de “Toujours Debout” réalisés sans grands moyens (mais à quel prix humain ?), les campagnes du Média ont en effet tendance à promettre l’impossible : une application mobile, comme on vient de le voir, mais aussi une diffusion sur la TNT et sur les box… projet qui a accouché d’une diffusion sur les seules freebox pour un an, les autres opérateurs ayant refusé et l’agrément pour la TNT étant en réalité financièrement inaccessible (sans parler des obstacles techniques et politiques).

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 3

Résumé de l'épisode précédent : Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb. Désormais, il parcourt steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars, afin de leur révéler le terrible secret du Fhôreuhm, dans le but de ramener un jour l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

Le 18 décembre 2023, le rédacteur en chef du Média, énervé que les Socios Engagé·e·s aient l’outrecuidance de l’interpeller sur le réseau antisocial X (ex-Twitter) — où il interpellait lui-même publiquement un bouffon télévisuel (Yann Moix) — nous a traités de “harceleurs” et a brandi cet élément de langage lunaire : “Le forum du Média a été victime d’un bug, on l’a dit 1000 fois.”

tweet du 18/12/23

Mais répéter 1000 fois le même mensonge (en calomniant l’interlocuteur) n’en fera jamais une vérité.

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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 2

Résumé de l'épisode précédent :
Bénévhôl, le guerrier de Kohop, a été banni de Lmédiâh par la sinistre triade Khakobb. Désormais, il parcourt steppes arides et marécages boueux pour rassembler réprouvés et Sociôhs épars dans le but de ramener un jour l'esprit de Kohop à Lmédiâh. Il est : LE BANNI. 

“Banni de rien comme un vrai zonard, t’as toutes les chances d’arriver nulle part”, comme aurait à peu près chanté Jacques Higelin.

Mais “le chemin se fait en marchant”, nous enseigne aussi Antonio Machado.

Marchons, donc, marchons, qu’un sang impur abreuve… euh, non, rien.

Bref, je suis banni, notamment, du forum du Média, c’est-à-dire de rien, puisque celui-ci est totalement inaccessible depuis plus de deux mois. A celles et ceux qui diraient qu’on s’en fout du forum, que personne n’y allait, que ce qui compte, c’est le programme les programmes, rappelons quelques points importants. Le Média produit certes de bons programmes (surtout “Sans langue Degois ” 🤪), mais le manifeste du Média ne définit pas seulement un média engagé à gauche et proposant de bons programmes et articles (ce que font très bien également Médiapart, Là-bas-Si-j’y-suis, Reporterre et autres médias de gauche indépendants). Il stipule aussi, ce qui fait toute son originalité :

  1. Ce média, coopératif, sera indépendant : sa gouvernance impliquera ses sociétaires, ses salarié·e·s et ses « bénéficiaires ».
  2. Ce média sera collaboratif : s’appuyant sur un réseau de correspondant·e·s, d’associations, d’ONG, il fera appel aux collaborations citoyennes.
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Les chroniques de Le Banni (de Le Média), épisode 1

C’est officiel : je suis “banni de Le Média”, avis reçu par mail en provenance de l’adresse forum@lemediatv.fr le 24 novembre 2023.

Voici ma réponse, adressée le jour même aux trois membres de Le Directoire et à Le Conseil de surveillance de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif de Le Média dont je suis sociétaire :

De rien.
Je conteste évidemment cet acte autoritaire, arbitraire, injustifié et illégitime qui pose de sérieuses questions sur l’aptitude de l’instance décisionnaire à exercer sa mission avec discernement.
Abonné et sociétaire à jour de mes versements, je n’ai enfreint aucun terme de la charte du forum ni du manifeste du Média et n’ai fait l’objet d’aucun signalement pouvant justifier un bannissement, d’autant plus que le forum est inaccessible depuis plus d’un mois. L’article 12 des statuts ne permet pas, en tout état de cause, d’exclure de cette manière un sociétaire.
Merci de me réintégrer au plus vite et de me redonner accès à ce service dû aux abonnés et sociétaires..
Coopérativement,
S.
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Non, Conspiracy Watch, ce n’est pas la fin du Média !

Le 28 juillet dernier paraissait sur le site Conspiracy Watch un article signé Elie Guckert intitulé “Clap de fin pour le Média ? “

Etant sociétaire du Média et engagé activement au sein de cette coopérative de presse je n’avais pas apprécié le contenu de l’article. J’y avais relevé quelques erreurs factuelles, comme le fait que Denis Robert y est présenté comme ayant été “remplacé à la rédaction en chef par Théophile Kouamouo”. C’est un peu anecdotique, mais en réalité, Théophile Kouamouo était déjà rédacteur en chef au Média quand Denis Robert y travaillait, lequel Denis Robert n’était pas rédacteur en chef mais directeur de la rédaction. C’est un détail qui a malgré tout son importance, car un lecteur non averti pourrait, en lisant l’article de Guckert, s’imaginer que Théophile Kouamouo aurait voulu prendre la place de Denis Robert alors que la rédaction a juste souhaité remplacer le poste de directeur de la rédaction par un comité éditorial. En tout cas, la remarque n’a pas dû plaire à Guckert car il m’a aussitôt bloqué sur Twitter (j’ai appris par la suite qu’il avait également bloqué d’autres socios et des salarié.e.s du Média), se privant ainsi de la possibilité de pouvoir recevoir des rectifications au contenu de son article.

M’étant fait récemment à nouveau exhiber cet article sur les réseaux antisociaux, je me décide aujourd’hui à en faire une analyse critique. Mieux vaut tard que jamais.

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Soutien au Média face aux rageux

Des ex-socios du Média ont publié une vidéo pour nuire au Média et pousser les socios à rejoindre le nouveau média concurrent de Denis Robert.

Le texte de cette vidéo est mensonger sur bien des points. Si j’étais déçu par Le Média au point de cesser d’être socio, je m’en irais soutenir une autre cause sans user mon énergie à produire une vidéo de dénigrement. Cette démarche malveillante destinée à nuire est vraiment curieuse. Voici quelques réfutations de ce texte :

« et alors que la direction maintient une opacité sur de nombreuses informations » 

La direction a donné de nombreuses informations, quand elle le pouvait, contrainte bien évidemment par les procédures en cours, pendant que d’autres organisaient des fuites dans Le Monde ou sur le forum. 

« Le licenciement du dernier directeur de la rédaction, comme ses conditions, constituent une énième crise grave pour Le Media et altèrent fortement la dynamique qui était à l’œuvre. » 

Non, la dynamique est toujours à l’œuvre. Et c’est précisément les ambitions personnelles du dernier directeur de la rédaction qui y auraient fait obsctacle s’il avait pu se maintenir de force. 

 « de nombreux socios partent ou réduisent le montant de leurs abonnements, les dons reculent, les audiences baissent, des intervenants se décommandent, les risques de contentieux s’accumulent, etc. » 

 Des socios sont partis, en raison d’une intense campagne de dénigrement et de calomnie. Mais il en reste plus de 10000, je crois, et les dons arrivent toujours (mais bien sûr, le défi reste d’en recueillir davantage et de faire venir de nouveaux socios). Les audiences restent bonnes. Et deux émissions ont même récemment approché le million de vues sur YT en très peu de temps. De nombreux intervenants passionnants sont toujours interviewés par le Média : des économistes (atterrés), des syndicalistes, des scientifiques, des militants, des intellectuels, des travailleurs en lutte… Les contentieux, Denis Robert en a causés, d’autres avant lui aussi. Cela ne veut pas dire que le Média n’obtiendra pas gain de cause. 

 « En l’absence d’informations sur la situation économique, il est impossible de connaître la situation exacte du Media. Mais, de sources internes, elle n’est pas bonne et l’information n’est pas donnée. » 

 Le compte de résultat 2019 avait été publié en mars 2020. Nous sommes en janvier 2021. Il est donc parfaitement mensonger d’affirmer que des informations ne seraient pas données. La situation économique du Média est toujours précaire, bien entendu, mais c’est le cas depuis le début de son histoire, et il n’y a là rien de nouveau. 

 « D’autre part cette situation divise une équipe qui était en train de construire un équilibre éditorial en cohérence avec son texte fondateur : d’autres départs sont à prévoir. »

Il est évident que des partisans de Denis Robert vont le rejoindre dans son nouveau projet. On pourrait attendre qu’ils aient l’honnêteté de le faire sans faire d’obstruction interne et sans essayer de négocier leur départ en termes financièrement impossibles pour le Média. En tout cas, l’équipe qui reste active et les nouvelles jeunes recrues qui dynamisent le contenu s’inscrivent bien dans un équilibre éditorial en cohérence avec le manifeste, n’en déplaise aux rageux et aux idolâtres. 

 « Comme lors des précédentes crises, les socios n’ont pas été informés des tensions qui traversaient les équipes. » 

 Lorsqu’il y a des tensions dans un collectif, il est rare qu’il en fasse état avant que ça ne devienne paroxystique, parce que justement, les gens essaient d’abord de s’accommoder. Et c’est un peu présomptueux de penser que nous socios aurions pu obliger Denis Robert à respecter son engagement initial de s’insérer dans un comité de rédaction, si ses propres collègues n’y sont pas parvenus. 

 « Une fois le conflit ouvert, les socios ont été pris à partie pour trancher dans ce conflit avec pour seule alternative de devoir choisir un camp, abreuvés qu’ils sont d’informations parcellaires via la presse, les réseaux sociaux et le forum du Media. » 

 Les fuites à la presse ou dans le forum ont émané du camp Robert. L’équipe en place n’a fait que réagir, parfois sur les réseaux sociaux, où elle se faisait interpeller et mettre en accusation sur la base de mensonges. 

 « Cette logique de camp, nous nous y sommes refusés. De nombreuses propositions ont été faites pour sortir de cette crise par le haut ». 

 Un certain nombre de signataires de ce texte ont au contraire pris parti et ont mené une guerre de tranchée sur le forum pour obtenir la démission de la direction, le retour de Denis Robert, un plébiscite, le report de la construction de la SCIC, etc., applaudissant les socios qui annonçaient leur départ, attisant la rage, et invectivant les membres de l’équipe qui osaient venir donner leur point de vue.

« Pourquoi la direction du Media a-t-elle toujours posé des conditions préalables rendant impossibles toutes les tentatives de médiation qui ont été initiées en interne ? Pourquoi a-t-elle toujours rejeté l’idée de l’intervention d’un tiers professionnel des situations de crise ? » 

 Affirmation mensongère. Le Média n’a rien rejeté du tout. C’est au contraire Denis Robert qui a torpillé la première tentative de médiation en publiant une vidéo insultante et diffamatoire, et qui a refusé ensuite de retirer cette vidéo, cause principale de son licenciement. S’ensuit une série de questions dans la droite lignée du « sealioning » (technique de trolling : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sealioning) déjà utilisé sur le forum. Il s’agit de poser des questions auxquelles il a déjà été répondu, non pas pour obtenir des réponses (qu’on a déjà) mais pour faire des sous-entendus polémiques et diffamatoires, et jeter donc de l’huile sur le feu. L’AG de l’asso, pas plus que les socios, n’avaient à statuer sur la crise, qui était interne à la rédaction, pas plus que sur le licenciement, qui relevait du droit du travail. 

 « Pourquoi la direction n’a-t-elle pas su mettre un terme à la relation de travail avec Denis Robert de manière pacifiée ? » 

 Cette fausse question est particulièrement tordue. En effet, c’est Denis Robert qui a empêché que les choses se déroulent de manière pacifiée, en faisant fuiter des échanges internes et en publiant une vidéo insultante. 

 « Pourquoi, alors que les problèmes de souffrance au travail évoqués comme étant à l’origine du licenciement de Denis Robert seraient anciens, la direction ne les a- t-elle pas traités plus tôt alors qu’elle en aurait été alertée préalablement ? » 

 Autre question particulièrement retorse parce que négligeant le fait que Denis Robert n’était pas un salarié lambda mais faisait bien partie du comité de direction. La direction, c’était lui aussi. Et de nombreuses tentatives ont été faites justement pour résoudre les problèmes posés par le management de Denis, la dernière consistant justement, non pas à le licencier, contrairement à ce que prétendent ici les rageux, mais à lui proposer de conserver ses émissions et son salaire et de ne plus diriger la rédaction. C’est cette solution qu’il a refusée et à laquelle il a réagi par la vidéo diffamatoire qui a causé son licenciement. 

 « Ainsi, nous relevons que les ressorts de cette crise ont été initiés une fois la situation économique du Media redressée. » 

 Le situation économique du Média n’a pas été redressée. Elle est toujours précaire, et les comptes ont juste bénéficié, au moment du départ de Denis Robert, d’un report de charges, et des aides accordées dans le cadre du confinement. Denis Robert a contribué (personne ne le nie) au développement du Média, travail collectif et non d’un seul homme, mais il n’a pas opéré de miracle financier. Certains de ses projets (partenariat avec des mécènes, régie publicitaire) allaient même à l’encontre de l’indépendance du Média. 

 « Aucun bilan (financier, social) n’y est présenté en fin d’année, pas plus que le projet de l’association (l’évolution de ses objectifs, de sa stratégie, de ses moyens) ». 

 Les comptes ont été présentés chaque année à partir de 2019. Le projet de l’association, qui devait être la création d’une SCIC de presse, a été contrecarré plusieurs fois par les différentes directions. Mais les statuts de la SCIC, dans la rédaction desquels Denis Robert ne s’est pas investi, ont été votés par les socios, et le calendrier, quoi que perturbé par la crise, se poursuit. 

 « Le président, Bertrand Bernier, a été désigné par défaut lors de la précédente crise. » 

 Dans une structure comme celle du Média, les désignations sont toujours un peu « par défaut », dans la mesure où se retrouvent désignés celles ou ceux qui ont bien voulu se dévouer, et ils ne sont pas des millions. Bertrand Bernier a été depuis sa nomination un élément important du Média, et a permis à celui-ci de se doter d’une capacité de production de haut niveau. 

 « Dans les faits, Bertrand Bernier, arrivé en cours de route dans le projet – sans légitimité particulière et ayant acquis ses fonctions par défaut » 

 Présentation vraiment crapuleuse. Selon une telle logique, Denis Robert était aussi arrivé en cours de route, avec une expérience de journaliste de presse écrite et de documentariste, mais aucune expérience de présentation télévisuelle ni de management. Sans légitimité particulière, donc. C’est une manière malhonnête de présenter les choses. Tous ceux qui travaillent au Média ont légitimité à le faire. 

 « dirigeant sans projet adossé à un modèle économique » 

 Accusation infondée. Le projet est fixé depuis le départ et n’a pas changé : produire un média de masse accessible gratuitement et financé par les souscripteurs. Tout autre « modèle économique », reposant par exemple sur le financement par de la publicité ou par de riches mécènes, serait en revanche une remise en cause du projet. 

 « Pendant la crise, ils ont récusé toute introduction d’un tiers favorisant la prise en compte des différents points de vue et le respect du droit du travail. » 

 C’est faux. Ils ont récusé une initiative biaisée qui posait comme préalable à la discussion l’abandon du projet de réorganisation de la rédaction. 

 « Fait aggravant, il s’avère que M. Gautheron a quitté depuis sa fonction de présidence, tandis que M. Théry chercherait actuellement à le faire. Comment ces personnes ont-elles pu prendre des décisions si lourdes pour l’avenir du Media, sans en référer à l’AG, alors qu’elles n’en assumeront pas les conséquences ? » 

 Précisément parce que ces présidents, loin d’être une « direction » au sens habituel du terme dans les entreprises capitalistes, étaient les représentants d’un collectif de travail, et qu’ils ont agi dans le sens de l’intérêt de ce collectif. 

 « Nous avons été nombreux à y exprimer notre stupéfaction, à demander des réponses, à proposer des actions alternatives, à constater les incohérences et les refus de répondre, et à exprimer notre mécontentement voire notre colère. » 

 Dit autrement : quelques rageux ont voulu obtenir satisfaction de toutes leurs lubies, n’ont pas accepté les réponses qui leur étaient données, et une petite poignée à présent impliquée dans ce texte et cette vidéo visant à nuire au Média, ont alors pourri littéralement le forum pendant des jours. 

 « Globalement, ce forum n’est pas exploité comme un outil au service de l’implication des socios dans le fonctionnement du Media ». 

 Si. C’est bien ce qu’il est. 

 « Les règles de fonctionnement restent floues, la modération obscure et autoritaire, les bannissements expéditifs, les décisions arbitraires. » 

 C’est faux. Les règles sont exposées clairement en tête du forum. La modération est transparente, rare, et collégiale, les bannissements exceptionnels et motivés par des faits. 

 « Ainsi plusieurs d’entre nous ont été bannis du forum pour avoir critiqué les décisions de la direction du Media. » 

 C’est faux. De très rares rageux (3 ou 4) ont été bannis non pour leurs critiques mais pour des manquements au règlement du forum et des comportements inadmissibles. 

 « La rédaction de la newsletter, qui doit rapporter les échanges et la vie du forum auprès de l’ensemble des socios, pose également problème. Chaque sujet proposé par les socios est soumis à un droit de véto de la direction du Media. Ses décisions ne sont jamais motivées. Elles sont toujours irrévocables. Rien dans la newsletter n’appartient donc vraiment aux socios. Nous n’avons pas pu nous en servir pour informer l’ensemble des socios de nos analyses et de nos initiatives, ni pour faire état de la stupéfaction et du mécontentement pourtant largement majoritaires sur le forum. » 

 La newsletter n’a pas du tout la fonction inventée ici de toutes pièces. Son rôle est d’informer les socios sur les programmes du Média. C’est la newsletter du Média, pas la newsletter des socios. Des socios du forum ont obtenu d’y glisser une petite synthèse de 3 ou 4 fils de discussion du forum afin de donner envie d’aller sur celui-ci. Il n’a jamais été question que ce « communiqué des socios » soit un moyen de propagande pour une faction ni que la newsletter du Média relève de la responsabilité des socios. 

 « La SCIC n’aura pas d’incidence directe sur le fonctionnement du forum, qui est le lieu de candidature des socios à l’AG. Ainsi, tout semble organisé pour verrouiller le fonctionnement de la SCIC, comme l’est aujourd’hui celui de l’AG. » 

 Affirmation fausse autant que confuse. Il n’y a jamais eu de candidature de socios à l’AG via le forum. Les socios présents actuellement à l’AG ont été cooptés après la crise Lancelin, ce qui constituait une ouverture par rapport au système verrouillé créé par Chikirou. La SCIC permettra justement de passer à une vraie participation directe des socios à l’AG et à la désignation de représentants au CS. 

 « Dans cette crise, nous considérons ainsi que les présidents des sociétés et de l’association Le Media ont été mus par la volonté d’évincer Denis Robert de sa fonction de directeur de la rédaction, quitte à évincer sa personne, davantage que par le souci de gérer la situation dans l’intérêt social des entreprises dont la gestion leur était confiée. » 

 Cette affirmation ne repose sur rien. On peut tout autant penser au vu des éléments rendus publics que Denis Robert prévoyait d’évincer une partie des salariés du Média pour les remplacer par des amis à lui. Cela reste dans tous les cas de la spéculation. Le fait est que c’est bien Denis Robert qui s’est rêvé en directeur général du Média, contredisant alors ses engagements précédents, lorsqu’il affirmait : « je ne veux pas de pouvoir ». 

 « Le Media aujourd’hui n’incarne pas les valeurs affichées dans son manifeste. » 

 C’est faux. Non seulement le Média les incarne toujours, mais bien mieux que le nouveau média concurrent de Denis Robert qui affiche vouloir s’ouvrir aux mécènes. 

 « Nous constatons que chaque année le Media est secoué par une crise violente, que ses moyens se délitent et que nos contributions sont accaparées par des conflits qui entravent le développement du Media dans sa capacité à réaliser les promesses formulées lors de sa création. » 

 Faisons mentir cette prophétie autoréalisatrice de rageux qui cherchent à couler le Média par leur propagande mensongère. Le Média réalise bien ses promesses, mais il a toujours besoin de nos contributions pour continuer. 

 « Ainsi, la résolution de cette crise s’apparente pour nous à la confiscation du Media par un petit groupe (dont fait partie la direction) qui s’est accaparé tous les pouvoirs et qui s’octroie les moyens que nous lui donnons pour des finalités que nous ne partageons pas, en n’hésitant pas à discréditer et à exclure tous ceux pouvant s’opposer à lui. »

  Bien au contraire, la résolution de cette crise s’apparente au maintien du projet du Média malgré les tentatives de Denis Robert pour s’approprier la structure et malgré les tentatives de ses partisans les plus enragés pour la déstabiliser.

« nous quittons le Media »

C’est votre droit, mais pas la peine de faire tout ce foin ni de chercher à le détruire. Personne ne blastera notre Média.

Pas fute fute

“Moi je trouve qu’il [Macron] est pas bien fute fute comme mec. (…)
J’ai des arguments. Par exemple je suis persuadé qu’il ne comprend pas l’économie et que c’est lui, l’homme du passé. En fait, il dit des trucs… — enfin, moi j’étais aux premières loges pour voir la révolution néolibérale anglaise, puisque j’ai fait ma thèse à Cambridge, que mon fils est né et est resté en Angleterre, que j’ai des petits-fils britanniques, donc je suis — en fait, il parle comme les Anglais des années 1980.”

Emmanuel Todd, entretien au Média, 25 janvier 2017.

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Coming out

“Ce qu’il [Emmanuel Macron] fait, c’est un peu le genre de politique de droite que faisaient les socialistes tout en se racontant qu’ils étaient socialistes et qu’ils étaient de gauche et qu’ils faisaient les choses, donc, un peu lentement. Donc il fait un peu plus que les socialistes des politiques de droite, mais je pense que ça lui est permis parce que la réalité du macronisme, pour moi, elle est dans l’électorat. Je ne m’intéresse pas beaucoup aux hommes politiques, je m’intéresse aux électorats. C’est une sorte… pour moi… c’est une sorte de coming out de droite d’un électorat socialiste qui voulait encore se raconter qu’il était de gauche. Et donc il y a une sorte de libération… donc une sorte de dérive à droite… et donc on voit dans les sondages, ça marche pas mal : la fusion des électorats de droite et ex-socialistes qui se sont retrouvés en Macron s’opère bien. (…) Continuer la lecture de « Coming out »

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