Radicalité

« Passé le cap des 16 ans, Zoubeir est dans une quête d’absolu spirituel à laquelle ne répond pas la société contemporaine. “On nous pousse à consommer, consommer consommer plus. Mais au bout d’un moment, consommer, ça ne donne pas une raison de vivre. Certains ont besoin d’un autre projet. Quand on voit que le seul projet des démocraties occidentales aujourd’hui, c’est d’offrir du pouvoir d’achat aux gens, c’est vide, ça donne pas envie de vivre. Consommer, ça génère de l’ennui aussi, on dirait qu’on est morts. Des robots.” L’adolescent se perd entre ses valeurs familiales et celles d’une France sécularisée en proie au désenchantememnt politique. “Je ressentais un manque, j’avais un vide spirituel à combler et je l’ai comblé avec la religion.” (…) Continuer la lecture de « Radicalité »

Xénophobie

« Sortir le travail du carcan capitaliste est la condition d’une souveraineté populaire sur la production sans laquelle il est impossible de construire pour chacun un projet de vie. En termes d’éventail et de cohérence des productions sur un territoire, quelle que soit sa taille, l’aléa d’une économie livrée aux calculs de rentabilité d’un capital désormais mondialisé est total : des pans entiers de l’activité disparaissent dans la rage impuissante des concernés sans qu’ils aient eu leur mot à dire. Seule une minorité des travailleurs y trouve son compte, car elle gagne en visibilité internationale. La majorité vit une précarisation faite de la soumission à un management par la peur, le flicage, le chantage, et aussi l’accès de plus en plus difficile aux services publics, de l’inquiétude des parents sur le devenir de leurs enfants. Si la rage, l’impuissance, l’inquiétude restent sans espoir de changement dans la maîtrise de la production, (…) alors la tentation la tentation xénophobe devient un recours, illusoire. Continuer la lecture de « Xénophobie »

À propos

Arrêtons les conneries ! Cut the crap !

Austérité, social-libéralisme, contre-réformes antisociales, confiscation du pouvoir, népotisme, corruption, dictature économique, coup d’Etat financier, technocratie, obsession sécuritaire, oppression policière, soumission sociale, renforcement des inégalités, perpétuation des injustices, phallocratie, destruction de l’environnement, abêtissement de la population, laideur bling bling, isolement des individus, résignation, impuissance des peuples, complotisme, racisme, xénophobie, nationalisme, repli identitaire, superstition, fanatisme religieux… autant de fléaux que le « Spectacle », autrement dit, tout bonnement, le capitalisme moderne, entretient tout en les masquant sous le pauvre charabia d’une novlangue qui n’a rien à envier au cauchemar de George Orwell dans 1984. Plus que jamais, la « Lingua Quintae Respublicae » dénoncée par Eric Hazan est l’outil du mensonge et de la guerre que les capitalistes et les gouvernements à leur solde mènent contre les acquis sociaux et contre toute forme d’émancipation du peuple. Après 5 ans de national-sarkozysme, la France du président solférinien Hollande et de son successeur Macron, le président des riches, poursuit dans la même voie austéritaire antisociale et antidémocratique que leur prédécesseur.

Nous essaierons sur ce blog de participer à la démystification qui s’impose. Dans la guerre en cours, nous avons évidemment choisi notre camp, celui de la classe ouvrière et de la petite-bourgeoisie intellectuelle paupérisée dont l’alliance est nécessaire pour entamer la révolution citoyenne qui seule permettra une réelle émancipation du peuple. Cette révolution passe évidemment par la lutte sociale, par l’action syndicale, par l’action directe, l’autogestion, la remise en cause de la propriété et l’expérimentation culturelle (nous militons notamment pour le salaire à vie inconditionnel et pour l’usage étendu des licences libres), mais aussi par l’éducation populaire et la conquête du pouvoir politique. Notre perspective est l’écosocialisme qui, au nom de l’intérêt général humain, accomplit la synthèse entre :

  • le courant républicain issu des Lumières,
  • le socialisme, le communisme et l’anarchisme issus du mouvement ouvrier,
  • l’écologie politique.

Cut the crap !