Situation n°6 : Sirène

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA
Musique  : Siegfried G
Musicien :
Siegfried G : piano Wurlitzer

Nous sommes en 2022. Plus précisément le 14 mai. Une date à marquer d’une pierre blanche car aujourd’hui, tu as décidé de COURIR. Mens sana in corpore sano, qu’ils disaient. Sauf que mens ça va, mais corpore salaud. Pour conjurer ce mortel ennui que tu sens déjà poindre, tu t’es muni d’écouteurs. Si vraiment il faut courir, autant le faire en musique. Tu as même prévu une playlist spéciale pour te donner du coeur, que tu as intitulée “Yogging”, parce que tu te connais, tout de même : tu auras beau tenter le jogging, ta vitesse de croisière risque d’être plus proche de celle d’un yogi en position du lotus que d’Usein Bolt. Pourtant, tu as veillé à mettre des musiques pour le moins pêchues : Highway to hell d’ACDC, Sabotage des Beastie Boys, Hey boy hey girl des Chemical Brothers, Police on my back de Clash, Crosstown traffic de Jimi Hendrix, Indios de Barcelona de Mano Negra, Stay away de Nirvana, Fucking in the bushes d’Oasis, Black Nite Crasch de Ride, Helter skelter des Beatles, Give me it de The Cure, Lust for life d’Iggy Pop, tous les Sex Pistols (bien sûr), et autres Ramones, Buzzcocks… etc. etc. Avec tout ça, ça devrait le faire… sauf qu’au moment où tu trouves tout de même que les autres joggers te doublent tous vachement vite, tu entends soudain “Sirène”, un morceau que tu avais composé dans les années 1990, et qui n’est pas vraiment dans le même style que la playlist. Sans doute une fausse manip. Tu es tenté de zapper, mais finalement tu te plonges dans l’écoute et te laisses emporter par la douceur monotone du morceau, qui s’accorde bien avec l’atmosphère paisible du canal le long duquel tu cours. Tu en profites d’ailleurs pour faire une photo, pendant que des joggers passent à côté de toi en haletant.

Les souvenirs remontent pendant qu’une femme enceinte te double. Cette piste de piano n’était pas seule, à l’origine. Tu l’avais jouée sur un séquenceur midi Roland JW-50, avec un son de piano, et y avais ajouté tout un arrangement de contrebasse, batterie, et cordes. Il y avait même des paroles que tu as en grande partie oubliées. Il faut dire qu’elles étaient très oubliables. C’est peut-être pourquoi tu avais laissé le morceau dormir pendant des années, le rangeant tout de même dans une compil “Rebuts et déchets” dont tu avais même imaginé l’illustration à partir d’un collage.

Bien plus tard, en 2007, tu avais récupéré la piste de piano midi pour lui affecter un son d’orgue wurlitzer légèrement distordu chopé dans une banque de sons du logiciel Reason et avais envoyé le résultat aux copains et copines de Mon Cul Prod pour qu’ils s’amusent avec (ce qu’ils avaient fait avec le morceau “Lucky nature“). Mais tu t’étais dit qu’un jour, tu reprendrais l’ensemble de l’arrangement pour en faire quelque chose sur ordinateur, en y collant peut-être de nouvelles paroles, de nouveaux sons, de la guitare… Tu en as pas mal dans les tiroirs, des vieilles idées de musique qui trainent et que tu ressors de temps à autre pour en faire un nouveau morceau, même 20 ans après…

Enfin, ça, c’était avant. Avant que ton vieux Power Mac G5 tombe en rade. C’était une antiquité de 2005, mais les logiciels et les plug-ins crackés tournaient impeccablement, et te permettaient de coller par exemple un chouette son de guitare surf années 60 sur un riff joué à la gratte sans même un ampli, de dénicher un son d’orgue Farfisa bien psyché, de masteriser un mix pour lui booster les basses et le rendre plus percutant… Tu en as un paquet, des sessions commencées, avec des pistes que tu as ajoutées et retravaillées au fil des ans, des essais de sons, des réglages qui t’ont pris des heures, et que tu peux reprendre à tout moment pour les peaufiner… enfin que tu pouvais. Parce qu’avec le G5 planté, tu peux oublier. Investir dans un nouveau matériel ? Mais ça coûte la peau du cul, te dis-tu pendant qu’une petite fille poussant sa poupée dans une poussette miniature te double, et tu te vois mal passer des heures à apprendre à te servir de logiciels modernes, alors que ce que tu veux, c’est juste continuer comme avant, avec tes réglages, tes vieilles habitudes… Le vieux G5 est en réparation chez un geek sosie de Richard Stallman qui a parfaitement compris ton problème et t’a même fait miroiter un transfert de toute ton installation sur un vieux Mac Pro de 2009. Et effectivement, avec sa bidouille, tout marche… sauf les logiciels et les plugins dont tu as besoin. La tuile. Et là tu te sens tout nu, sans ordi pour la musique, avec juste tes 5 guitares, ton piano, ta basse, ton ukulele, ta batterie électronique, tes harmonicas… A poil. Comme cette “Sirène” privée d’accompagnement et de voix dont tu écoutes la mélodie qui, finalement, restera peut-être définitivement dans cet état. Tandis qu’une octogénaire appuyée sur sa cane te double, tu essaies de te convaincre que finalement, c’est un mal pour un bien : tu vas pouvoir essayer de faire des musiques dépouillées, lo-fi, peut-être des morceaux constitués juste d’une voix avec un seul instrument en accompagnement, le tout enregistré en live via un téléphone. Et puis au diable la technologie. Tu vas en gagner du temps, et ça te permettra enfin de faire du sport. Courir, par exemple, en écoutant ta playlist “Yogging”. Te voilà tout ragaillardi quand un centenaire te double avec son déambulateur.

Tu devrais peut-être rappeler Stallman, quand-même, et voir s’il ne peut pas refaire une bidouille avec un G5 d’occase.

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    Paroles : En dessous de la Mandragore Gît une pauvre âme Dont le tort Fut de ne pas croire au dieu Terrible de ses aïeux, Reniant leur confiteor. Ainsi périt …

Situation n°5 : En-dessous de la mandragore

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA
Paroles : Siegfried G
Musique : Maya de Luna

Arrangement : Siegfried G
Musicien.ne.s :
Maya de Luna : chant
Siegfried G : clavecin, guitare, basse, programmation

Chris Thomas : programmation

Paroles : 

En dessous de la
Mandragore
Gît une pauvre âme
Dont le tort
Fut de ne pas croire au dieu
Terrible de ses aïeux,
Reniant leur confiteor.
Ainsi périt l’hérétique
Qui n’eut en guise de viatique
Que le baiser de la mort.

Pas la moindre larme
Pour le sort
De cette pauvre âme
Dont le tort
Fut de ne pas mortifier
Sa chair et de préférer
A l’esprit les joies du corps.
Ainsi périt l’hérétique
Il n’en reste que relique
Juste sous la Mandragore.

Nous sommes en 2007. Tu viens de collaborer à l’album ASAP de Mankind Concept, alias Chris, toulousain rencontré virtuellement sur les réseaux de musique libre (BnFlower, Jamendo, Dogmazic, Mon Cul Prod), et qui t’avait invité à chanter sur quelques morceaux de son album, en compagnie de la chanteuse lyonnaise Christine alias Maya de Luna. Le travail s’était réalisé à distance par échanges de fichiers : Chris vous envoyait son arrangement instrumental et les textes, puis Christine et toi ajoutiez votre partie vocale, à charge pour Chris de trier dans les prises et de mixer. De fil en aiguille, la collaboration s’était intensifiée, puisque sur les deux derniers morceaux d’ASAP, tu avais arrangé et mixé un titre (“Mariage improbable“), et fourni un morceau instrumental de ton crû que Chris avait retrituré et sur lequel il avait posé des paroles (“Esther Gaïa“). De là était née l’idée de constituer un trio virtuel, à l’image du groupe américain Tryad (qui avait eu un certain écho dans le petit monde de la musique libre) et de commencer à travailler sur un nouvel album réalisé cette fois en tant que groupe. Pour initier cette nouvelle coopération, vous aviez décidé de partir de quelques demos de Christine, constituées d’une ligne de piano et de vocalises ou de “yaourt”. Tu as ainsi jeté ton dévolu sur l’une d’elle, dotée d’une structure ternaire un peu boiteuse avec un potentiel mélodique certain.

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Situation n°4 : Biture à Bénarès

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA
Musique : Geoffroy, Siegfried G
Musiciens :
Geoffroy : sitar
Siegfried G : épinette, guitare, programmation basse batterie & percussions

Nous sommes en 2006. Tu publies ta première contribution à une « orgie sonore » de MCP (c’est-à-dire Mon Cul Prod, mais aussi Ma Courge Prolifique, Monstrueux Cerveaux Polymorphes, Mange Ces Pissenlits, Mon Caniche Propre, ou encore Mega Caca Popo…) : « Bollywood Chewing-gum », produit à partir de « Shankar : Biture à Bénarès » de Geoffroy, qui donnera lieu notamment à deux dérivations : 

— « String Bouddha », par maniaxmemori 

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA
Paroles : extraites par Maniaxmemori de “Brooklyn Movements”
par Da Bush Babees (Jamahl Hana, Acklins Dillon, Harold Lee, Salaam Remi)
Musique : Geoffroy, Siegfried G, Maniaxmemori, Da Bush Babees (Jamahl Hana, Acklins Dillon, Harold Lee, Salaam Remi)
Musiciens :
Geoffroy : sitar
Siegfried G : épinette, guitare programmation basse batterie percussions
maniaxmemori : programmation hip hop

— « Ravi Shankar en Ecosse », par Solcarlus 

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA
Musique : Geoffroy, Siegfried G, Solcarlus
Musiciens :
Geoffroy : sitar
Siegfried G : épinette, guitare, programmation basse batterie & percussions
Solcarlus : piano, programmation cornemuse

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Situation n°3 : Aucune trace

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA 
Paroles et musique : Siegfried G
Siegfried G : voix, guitare, harmonica, piano, tambourin
Paroles :

J’ai longtemps aimé
Regarder les trains bondés passer
Les trains passer
J’aurais peut-être dû
Y monter
… mais j’n’ai jamais osé

J’ai vu tant de visages
Des jeunes, des vieux, des pervers, des sages
Des sages
J’aurais bien voulu leur parler
Mais les vitres
… étaient toujours fermées

Assis sur mon banc
Je me demandais souvent si les gens
Les gens
Savent réellement où ils vont
Quand ils
… défilent comme des moutons

Tous ces visages… fugaces
N’ont laissé… aucune trace
Ils n’ont fait que passer
Sans savoir
… que je les regardais

J’ai fini par monter
Au hasard dans un de ces trains bondés
Bondés
Mais depuis lors je ne fais
Que regarder
… les gens sur le quai

Tous ces visages… fugaces
N’ont laissé… aucune trace
Ils n’ont fait que passer
Sans savoir
… que je les regardais

Nous sommes en 1995. Ce mitan de décennie est marqué pour toi par la mélancolie. Comme aurait dit Gramsci, « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Tu ne distingues pas encore bien les monstres. Tu redoutes même qu’en guise de monstres il n’y ait que le vide. Mais tu vois tout à fait ce qui, du vieux monde, se meurt, ou est déjà mort :

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Situation n°2 : Je re-Mélenchon

Morceau diffusé au titre du droit à la parodie
Extrait de l’album “Place au peuple” (2012) de Psychonada
Paroles et musique : Philippe Katerine (titre original : “Louxor j’adore”)
Texte parodique : Siegfried G
Siegfried G : voix, guitare, batterie
Paroles :

J'adore
 Regarder voter les gens
 J'y retourne souvent
 Dans les isoloirs
 Regarder voter les gens
 J'adore j'adore j'adore j'adore j'adore
 Les institutrices, puéricultrices, administratrices, dessinatrices, les boulangers, les camionneurs, les policiers, les agriculteurs, les ménagères, les infirmières, les conseillères d'orientation, les chirurgiens, les mécaniciens, les chômeurs…
 J'adore
 Regarder voter les gens
 Et de temps en temps
 Je coupe le chon 
 Et je re-Mélenchon
 Je coupe le chon
 Je re-Mélenchon
 Je recoupe le chon
 Et attention
 Je re-Mélenchon
 J'adore

 Les gens arrêtent de déprimer
 Ils recommencent à espérer
 Ils se mettent à manifester
 Et les choses vont enfin bouger
 Alors je leur dis battez-vous
 Rien n'est à eux tout est à nous
 Tout ce qu'ils ont ils l'ont volé
 Nous allons tout récupérer
 J'adore
 Regarder voter les gens
 Ah je trouve ça fascinant
 Dans les isoloirs
 Regarder voter les gens
 Oh
 j'adore j'adore j'adore j'adore j'adore
 Je coupe le chon
 Je re-Mélenchon
 J'adore
 J'adore
 J'adore
 J'adore
 Je coupe le chon

Nous sommes en 2012. Tu prends ta douche avant d’aller au boulot, en écoutant Patrick Cohen sur France-Inter. Ce n’est pas que tu sois fan de Patrick Cohen, mais tu as gardé l’habitude d’écouter la radio de service public où subsistent encore quelques ilots de pensée critique, et tout bien considéré, la flagornerie de Patrick Cohen envers les puissants et son mépris pour les syndicalistes et les représentants de la gauche radicale éveillent en toi une colère qui te donne un coup de fouet salutaire le matin pour aller au turbin. Mais cette fois, ce n’est pas la colère mais la stupeur que déclenche en toi Patrick Cohen en lançant, rigolard, une séquence sur la campagne présidentielle en cours. Une intro de batterie sonne familièrement à tes oreilles avant qu’un riff de guitare ne confirme que c’est bien ta propre musique que tu entends à la radio. Habitué des audiences très confidentielles du petit monde de la musique libre et des concerts amateurs, tu n’as pas vraiment pour habitude de t’entendre sur une station radio nationale. Ça fait un choc.

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Situation n°1 : Du haut de la roche Tarpéienne

Morceau diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA 
Extrait de l’album “Particules” (2005)
Paroles et musique : Siegfried G
Benoît D : basse
Sébastien G : guitare
Stéphane P : guitare
Nathalie R : choeurs
Siegfried G : voix, guitare, clavier, programmation, mix
Paroles : 

Faut-il pour être honnête
S'envoler par la fenêtre
Pour s'envoyer en l'air
Boycotter
Les escaliers
Les pieds en bandoulière
Le pinceau, l'échelle au vestiaire ? 

Braver la gravité
C'est con mais qui accuser
Quand la vie quotidienne
A le défaut D'être au niveau zéro
Vue du troisième A l'approche de la trentaine

Comme du haut de la roche Tarpéienne
Comme du haut de la roche Tarpéienne...

Nous sommes en 2001. Tu es entre deux mondes : celui d’une grosse décennie d’excès, d’autodestruction (créatrice, dirait ce farceur de Schumpeter), de névroses, de chagrins, dont tu peines encore à te dépêtrer ; et celui de la décennie suivante, plus apaisée, plus responsable (il faut dire que ce petit être hurlant qui te prendra le petit doigt pour le téter, avant même de rencontrer le sein de sa mère, te ramènera vite sur terre, mais il te reste encore deux ans pour accomplir cette mue). Ton lieu de vie porte encore les stigmates de la décennie précédente. C’est pas Las Vegas Parano, mais c’est pas loin.

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Situations

Dans les années 50 et 60, les Lettristes et les Situationnistes pratiquaient « la dérive » dans le cadre de ce qu’ils nommaient « psychogéographie ». Il y a quelques années, j’avais eu l’idée de détourner le concept en substituant à la dérive urbaine qu’ils pratiquaient une dérive virtuelle le long de mon propre parcours « artisanal » (mot que je préfère à « artistique ») plutôt que dans un espace urbain. Au lieu de présenter mes productions au public uniquement de façon habituelle par date de diffusion ou regroupement thématique, je prévoyais de les présenter aussi sur un blog de façon aléatoire, invitant l’internaute à se mettre dans ma peau dans différentes situations, à travers des œuvres et la description de mon état d’esprit au moment de leur création, chaque nouvelle connexion ou nouveau clic sur « situation suivante » devant générer l’apparition aléatoire d’une nouvelle situation. Je comptais utiliser aussi les liens hypertextes à l’intérieur des posts pour tirer partie de la sérendipité et accentuer les possibilités de dérive à l’intérieur de ce qui serait devenu, au fil des publications, un vaste labyrinthe recelant toujours quelque chose d’inédit.

Le projet pouvait paraître narcissique mais avoir l’audace de présenter au public ce qu’on a fait l’est forcément un peu, de toutes façons. Et le côté « vis ma vie », pouvant aussi être pris pour un ironique pastiche de télé-réalité, me semblait ludique. C’était sans compter le temps que nécessite pour un profane la construction d’un site internet avec beaucoup de contenu, site au demeurant visité exclusivement par ma mère et un ou deux potes, je pense (celles ou ceux qui ont réussi à mémoriser le nom à coucher dehors du label ne courent pas les rues). Mais l’architecture de blog WordPress me permet tout de même à présent d’approcher un peu de l’idée originelle.

Bonne dérive, donc, à celles ou ceux qui voudront s’aventurer dans ce labyrinthe… (on en part quand on veut et on peut y revenir à tout moment). Si tout le blabla vous gave, écouter simplement la musique reste aussi une option.

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Des nouvelles pas fraîches

Nous mettons en ligne un recueil de nouvelles datant du début des années 1990, Débris et ratures, par Siegfried G. De l’absurde, un peu de mélancolie, de la guerre, de l’humour noir, et un refus de parvenir qui, bien que datant déjà du siècle dernier, reste finalement peut-être d’actualité.

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